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[Vol. 4.]
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FRIEDLAND ET TILSIT.

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construites sur ces hauteurs. L’armée russe les occupait, par-tagée entre les deux rives de l’Aile. Cet inconvénient assezgrave était racheté par quatre ponts, établis dans des ren-trants bien abrités, et permettant de porter des troupes d’unbord à l’autre. D’après toutes les indications les Françaisdevant arriver par la rive gauche de l’Aile, on avait accumuléde ce côté la plus grande partie des troupes russes. Le généraiBenningsen n’avait laissé dans les redoutes de la rive droitegue la garde impériale, et la division Bagration, fatiguée des°oinbats livrés les jours précédents. Des batteries avaient étédisposées pour tirer d’un bord à l’autre. Sur la rive gauche,Par laquelle nous devions attaquer, se voyait le gros de l'ar-mée ennemie, sous la protection de trois redoutes hérisséesd’artillerie. Le général Kamenski, qui avait rejoint dans lajournée du 10, défendait ces redoutes. Derrière, et un peuau-dessus, l’infanterie russe était rangée sur deux lignes. LePremier et le troisième bataillon de chaque régiment, entière-ment déployés, composaient la première ligne. Le second ba-taillon formé en colonne derrière les premiers, et dans leursintervalles, composait la seconde. Douze bataillons, placés unpeu plus loin, étaient destinés à servir de réserve. Sur le pro-longement de cette ligne de bataille, et faisant un crochet àdroite en arrière, se trouvait toute la cavalerie russe, renfor-par la cavalerie prussienne, et présentant une masse d’es-oadrons au delà de toutes les proportions ordinaires. Plus àdroite enfin, vers Konegen, les cosaques étaient en observa-d°D. Des détachements d’infanterie légère occupaient quelquesk°Dquets de bois, semés çà et là, en avant de la position. Lesfrançais arrivant sur Heilsberg, avaient donc à essuyer, enflanc le feu des redoutes de la rive droite, de front le feu desre doutes de la rive gauche, plus les attaques d’une infanterieNombreuse, et les charges d’une cavalerie plus nombreuse® Q core. Mais entraînés par l’ardeur du succès, persuadés queeil nemi ne songeait qu’à s’enfuir, et pressés de lui arracher

Juin 1807.

et l’ordre debataille adoptépar (es Russes.