FRIEDLAND ET TILSIT.
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entre les deux armées, et elle était parvenue, elle aussi, au Juin isoî.pied des redoutes, qui faisaient la force de la position desRusses. Alors le général Legrand détacha le 26 e léger, pourattaquer celle des trois redoutes qui se trouvait à sa portée.
Cet intrépide régiment s’y élança au pas de course, y pénétramalgré les troupes du général Kamenski, en resta maîtreaprès un combat acharné. Mais l’officier qui commandait l’ar-tillerie ennemie, ayant fait enlever ses canons au galop, lesporta rapidement en arrière, sur le terrain qui dominait laredoute, et couvrit de mitraille le 26 e , auquel il causa desPertes énormes. Au même instant le général russe Warnek,apercevant la mauvaise situation du 26 e , se jeta sur lui à latète du régiment de Kalouga, et reprit la redoute. Le 55 e , quiformait la gauche de la division Saint-Hilaire, et qui était voi-sin du 26 e , vint à son secours, mais ne put rétablir les affaires.
R fut obligé de se rallier à sa division, après avoir perdu sonaigle. Nos soldats demeurèrent ainsi exposés au feu d’une nom-breuse et puissante artillerie, sans en être ébranlés. Le géné-ral Benningsen voulut alors se servir de son immense cava-lerie, et fit exécuter plusieurs charges sur les divisions Legrandet Saint-Hilaire. Celles-ci supportèrent ces charges avec unadmirable sang-froid, et donnèrent à la cavalerie française letemps de se former derrière elles, pour charger à son tour lese scadrons russes. Le maréchal Soult, placé au milieu de l’undes carrés, dans lesquels se trouvaient pêle-mêle des Fran-çais, des Russes, des fantassins blessés, des cavaliers démon-tés , maintenait tout le monde dans le devoir par l’énergie deS ° Q attitude. Napoléon, qui était encore éloigné du lieu de cec °mbat, avait donné au général Savary, dès qu’il avait en-tendu le canon, les jeunes fusiliers de la garde, pour venirau secours des corps qui s’étaient témérairement engagés. LeSenéral Savary, hâtant le pas, prit position entre les divisionsSaint-Hilaire et Legrand. Formé en carré, il essuya long-temps^ es charges de la cavalerie russe, qu’un horrible feu des re-