FRIEDLAND ET T1LS1T.
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lerie, et, poussant les Russes contre l’Aile, en précipitèrent ,1,in 180: -un grand nombre dans le lit profondément encaissé de cetterivière. Quelques-uns se sauvèrent à la nage, beaucoup senoyèrent 1 . Une fois sa droite appuyée sur l’Aile, le maréchalNey en ralentit la marche, et porta en avant sa gauche, for-mée par la division Bisson, de manière à refouler les Russesdans l’étroit espace compris entre le Ruisseau-du-Moulin etl’Aile. Arrivé à ce point, le feu de l’artillerie ennemie redoubla.
Outre les batteries qu’on avait en face, il fallait essuyer le feu > e
de celles qui se trouvaient à la rive droite de l’Aile, et dont ilétait impossible de se débarrasser en les prenant, puisqu’onétait séparé d’elles par le lit de la rivière. Nos colonnes, bat-tues à la fois de front et de flanc par les boulets, supportaientavec un admirable sang-froid cette horrible convergence defeux. Le maréchal Ney, galopant d’un bout de la ligne à l’au-tre, soutenait le cœur de ses soldats par sa contenance héroï-que. Cependant des files entières étaient emportées, et le feudevenait tel, que les troupes même les plus braves ne pou-vaient pas le supporter long-temps. A cet aspect, la cavaleriede la garde russe, que commandait le général Kollogribow,s’élance au galop pour essayer de mettre en déroute l’infante-rie de la division Bisson, qui lui paraissait chancelante. Trou-
Ce total de 145 mille liommes agissants correspondrait bien et aux forces'lui existaient le 5 juin , et aux pertes que supposent les différents combatslivrés depuis le 5 juin. En comptant en effet ces pertes à 12 ou 15 millehommes, en morts, blessés, prisonniers, détachés ou traînards, on retrouveles 160,000 hommes de l'entrée en campagne. Bien que ces nombres soiente *npruntés aux seuls documents dignes de foi, documents éclaircis, modifiésPur une correspondance de chaque jour, nous les regardons comme approxi-matifs, et rien de plus. Et, si nous sommes entrés dans ces détails, c'estPour donner une idée de la difficulté d’arriver en ce genre à une exactitude''goureuse. Mais, nous le répétons, si l'historien, pour ne se relâcher jamais'le ses devoirs, doit aspirer à la vérité rigoureuse , la postérité qui le lit.
'assurée par ses efforts, peut se contenter, quant aux nombres et aux détails,de la vérité générale. C'est cette vérité générale qui lui importe, qui lui suffit,r ar c est elle qui constitue le vrai caractère des choses et des événements,
fieux mille, dit le maréchal Ney, dans son rapport.