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LIVRE XXVII.
juin 1807. blée pour la première fois, cette vaillante infanterie cède duterrain, et deux ou trois bataillons se rejettent en arrière. Legénéral Bisson, qui, par sa stature, domine les lignes de sessoldats, veut en vain les retenir. Us se retirent en se peloton-nant autour de leurs officiers. La situation devient bientôti>upont"vient des pl us graves. Heureusement le général Dupont, placé àmarîchaTjiej 1 ! quelque distance, sur la gauche du corps de Ney, aperçoit cecommencement de désordre, et, sans attendre qu’on lui pres-crive de marcher, ébranle sa division, passe devant elle enlui rappelant Uim, Dirnstein, Halle, et la porte à la rencontredes Russes. Elle s’avance dans la plus belle altitude sous lescoups de cette effroyable artillerie, tandis que les dragons deLatour-Maubourg, revenant à la charge, se jettent sur la ca-valerie russe qui s’était éparpillée à la suite de nos fantassins,et parviennent à la ramener. La division Dupont, continuantson mouvement sur ce terrain déblayé, et appuyant sa gaucheau Ruisseau-du-Moulin, oblige l’infanterie russe à s’arrêter.Par sa présence, elle remplit de confiance et de joie les sol-dats de Ney. Les bataillons de Bisson se reforment, et toutenotre ligne raffermie recommence à marcher en avant. 11 fal-lait répondre à la formidable artillerie de l'ennemi, et l’artil-lerie de Ney, trop peu nombreuse, pouvait à peine se teniren batterie devant celle des Russes. Napoléon ordonne au gé-néral Victor de réunir toutes les bouches à feu de scs divi-sions, et de les ranger en masse sur le front do Ney. C’étaitBelle conduite l’habile et intrépide général Sénarmont qui commandait celles< s*.!armont al artillerie. Il la conduit au grand trot, la joint à celle du maré-chal Ney, la porte à plusieurs centaines de pas en avant denotre infanterie, et, se posant audacieusement en face desRusses, ouvre sur eux un feu terrible par le nombre des piè-ces et par l’habileté du tir. Dirigeant contre la rive droite l’unede ses batteries, il fait taire bientôt celles que l’ennemi avaitde ce côté. Puis poussant en avant sa ligne d’attillerie, il s’ap-proche successivement jusqu’à portée de mitraille, et tirant