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LIVRE XX.VII.
juin 1807 . d’avance et dans tous les cas le moyen de séparer les Russesde Kœnigsberg, en marchant de Guttstadt à Friedland de ma-nière à les déborder constamment, il les avait réduits à com-mettre une grave imprudence pour gagner Kœnigsberg, etavait mérité de la fortune l’heureux hasard de les rencontrerà Friedland, adossés à la rivière de l’Aile. Toujours disposantses masses avec une rare habileté, il avait su, tandis qu’ilenvoyait soixante et quelques mille hommes sur Kœnigsberg,en présenter 80 mille à Friedland. Et, comme on vient de levoir, il n’en fallait pas autant pour accabler l’armée russe.
Napoléon coucha sur le champ de bataille, entouré de sessoldats, joyeux cette fois, autant qu’à Austerlitz et Iéna, criantVive l’Empereur, quoique n’ayant à manger qu’un morceau depain porté dans leur sac, et se contentant de la plus noble desjouissances de la victoire, celle de la gloire. L’armée russe,coupée en deux, descendait l’Aile par une nuit claire et trans-parente, le désespoir dans l’âme, quoiqu’elle eût rempli tousses devoirs. Heureusement pour elle, Napoléon n’avait sous lamain qu’une moitié de sa cavalerie. S’il avait eu l’autre moitié,et Murat lui-méme, le corps russe qui descendait l’Aile sousle général Lambert eût été pris en entier.
La marche des Russes fut si rapide que le lendemain 1 o jui»prcVipitSif^des '^ s étaient sur la Prégel à Wehlau. Ils coupèrent tous les ponts»sur 'aTrfsei. et 1 ° ^ 6 au matin ils s’établirent un peu au delà de la Prégel »à Pétersdorf, attendant pour se retirer sur le Niémen que l eScorps détachés des généraux Kamenski et Lestocq, incapablesde défendre Kœnigsberg contre l’armée française victorieuse»les eussent rejoints, afin d’opérer leur retraite en commun.
Napoléon le lendemain de la bataille deFriedland ne perdi 1pas un instant pour tirer de sa victoire tous les résultats po s 'sibles. Après avoir, suivant sa coutume, visité le champ d cbataille, témoigné un vif intérêt aux blessés, annoncé à sessoldats les récompenses que sa haute fortune lui permettadde promettre et de donner, il s’était porté sur la Prcgel, p re '