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cette malheureuse cité dévorée par les flammes, qu’on se dis-pute h la lueur de l’incendie. Les Français en restent enfin lesmaîtres, et ramènent le corps de Gortschakoff dans cetteplaine sans issue, qui lui avait servi de champ de bataille.L’infanterie de Gortschakoff se défend avec intrépidité, et plu-tôt que de se rendre, se précipite dans l’Aile. Une partie dessoldats russes, assez heureuse pour trouver des passagesguéables, parvient à se sauver. Une autre se noie dans laGvière. Toute l’artillerie demeure dans nos mains. Une co-lonne, celle qui se trouvait le plus à droite (droite des Rus-ses), s’enfuit en descendant l’Aile, sous le général Lambert,a vec une portion de la cavalerie. L’obscurité de la nuit, ledésordre inévitable de.la victoire, lui facilitent la retraite, ete lle réussit à s’échapper de nos mains.
U était dix heures et demie du soir. La victoire était com-plète à la gauche et à la droite. Napoléon dans sa vaste car-rière n’en avait pas remporté une plus éclatante. Il avait pourtrophées 80 bouches à feu, peu de prisonniers à la vérité, carles Russes avaient mieux aimé se noyer que se rendre; mais25 mille hommes, tués, blessés ou noyés, couvraient de leurscorps les deux rives de l’Aile. La rive droite, où beaucoupd’entre eux s’étaient traînés, présentait un spectacle de car-nage presque aussi affreux que la rive gauche. Plusieurs colon-n es de feu s’élevant de Friedland et des villages voisins , je-taient une sinistre lueur sur ce lieu , théâtre de douleur pour* es uns, de joie pour les autres. Nous n’avions pas ù regretter,floant à nous, plus de 7 à 8 mille hommes, morts ou blessés.^ Ur près de 80 mille Français, 25 mille n’avaient pas tiré un^up de fusil. L’armée russe, affaiblie de 25 mille combattants,f'vée en outre d’un grand nombre de soldats égarés, étaitdésormais incapable de tenir la campagne. Napoléon avait dûCe l'eau triomphe, autant à la conception générale de la cam-i'agoe, qu’au plan même de la bataille. En prenant depuis
Phisi
leurs mois la Passarge pour base, en s’assurant ainsi
Juin 1807.
Friedlandeu flammes.
Immensesrésultats <le lubataillede Friedland.