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LIVRE XXVII.
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Juin 1807. avaient eu l’imprudence de ne pas vouloir quelques joursauparavant.
Le roi de Prusse avait laissé à Memel la reine, son épouse,' nst 'S atr ’ ce désolée de cette guerre funeste, pour rejoindre^pg m p ereur Alexandre sur les bords du Niémen. Le modesteFrédéric-Guillaume, quoiqu’il ne partageât point les folles illu-sions que la bataille d’Eylau avait fait naître chez son jeuneallié, s’était laissé entraîner néanmoins à refuser la paix, etil prévoyait maintenant qu’il payerait ce refus de la plus grandepartie de ses États. Alexandre était abattu comme au lende-main d’Austerlitz. 11 s’en prenait des derniers événements augénéral Benningsen, qui avait promis ce qu’il ne pouvait pasdemande 8 tenir, et il ne se sentait plus la force de continuer la guerre-
hautement la ., . . . n . r-iip
paix- Son armée d ailleurs demandait la paix, a grands cris.
n’était pas mécontente d’elle-méme, car elle avait le sentimentde s’être bien conduite à Ileilsberg et à Friedland, mais ell ene se croyait pas capable de résister à l’armée de Napoléon,ralliée tout entière depuis la prise de Kœnigsberg, renforcéede Masséna, qui venait de repousser â Durczewo le corps deTolstoy, et pouvant opposer 170 mille hommes, aux 70 mil* esoldats russes et prussiens restés debout. Elle demandait po urqui on faisait la guerre? si c’était pour les Prussiens qui ° esavaient pas défendre leur pays? si c’était pour les Angl alSqui, après avoir tant de fois annoncé des secours, n’en en^voyaient aucun, et ne songeaient qu’à conquérir des coloW eSLe dédain à l’égard des Prussiens était injuste, car ils s’étai*bravement comportés dans les derniers temps, et ils av-fait tout ce que leur petit nombre permettait d’attendre- ^ cSPrussiens à leur tour se plaignaient de la barbarie, de r>8°°rance, de la férocité dévastatrice des soldats russes. D eS U ° S
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et les autres ne se trouvaient d’accord qu’au sujet des
Angl3> s -
Ceux-ci en effet auraient pu, en descendant soit à Strals un
soit à Dantzig, apporter d’utiles secours, et peut-être chang®^
ou ralentir au moins la marche des événements. Mais
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