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vaient montré de l’activité que pour envoyer des expéditionsdans les colonies espagnoles, et les subsides même qui, à dé-faut d’armées, constituaient leur seule coopération, ils lesavaient marchandés, jusqu’à refroidir le roi de Suède, et jus-qu’à le dégoûter de la guerre. C’est un soulagement du mal-heur que de pouvoir se plaindre, et, dans ce moment, Russeset Prussiens se déchaînaient avec violence contre le cabinetbritannique. Les officiers russes notamment disaient tout hautque c’était pour les Anglais, pour leur misérable ambition,qu’on faisait battre de braves gens, qui n’avaient aucune rai-son de se haïr, ni même de se jalouser, puisqu’après tout laRussie et la France n’avaient rien à s’envier l’une à l’autre.
Les deux monarques vaincus partageaient la rancune deleurs soldats contre l’Angleterre, et mieux qu’eux encore ilssentaient la nécessité de se séparer d’elle, et d’obtenir immé-diatement la paix. Le roi de Prusse, qui l’aurait désirée plusl bt, et qui prévoyait combien il lui en coûterait de l’avoir•’etardée, fut d’avis, sans se plaindre, de la demander à Napo-léon , et laissa à l’empereur Alexandre le soin de la négocier.11 espérait que son ami, qui avait seul voulu cette funeste pro-longation de la guerre, le défendrait dans les négociations,■uieux que sur le champ de bataille. Il fut donc convenu que!°u proposerait un armistice, et que, cet armistice obtenu,! etri pereur Alexandre chercherait à se ménager une entrevueavec Napoléon. On savait par expérience à quel point celui-Cl était sensible aux égards des souverains ennemis, à quelPoint il était accommodant le lendemain de ses victoires, etsouvenir de ce qu’avait obtenu de lui l’empereur Françoisau bivouac d’Urschitz, fit espérer une paix moins dommageablece He qu’on pouvait craindre, sinon pour la Russie, qui^ av ait que de la considération à perdre, au moins pour laru sse, qui était tout entière dans les mains de son vainqueur.Rn conséquence, le 19 juin le prince Ragration fit parvenirMurat, aux avant-postes, une lettre que lui avait écrite le
Juin 1807.
Le roi
de Prusse etl’empereur deRussie, re'unisderrière lePfiemen, sontd'avis d’unepaix
immédiate.
Demande d’unarmistice.