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LIVRE XXVII.
juin 1807. ou incomplètes. Mais on a vu que la Prusse, placée entre lesdeux partis qui divisaient alors le monde, incertaine et hési-tante , avait eu les torts de la faiblesse, Napoléon ceux de laforce, qu’une déplorable rupture s’en était suivie, que Napo-léon avait eu l’immense gloire militaire, l’immense malheurpolitique, de détruire en quinze jours une monarchie, qui étaitnotre seul allié possible en Europe, que les Russes enfin ayantvoulu venir au secours des Prussiens en Pologne, comme ü sétaient venus au secours des Autrichiens en Gallicie, il le savait écrasés à Friedland comme à Austerlitz.
Vainqueur du continent entier, entouré de puissances suc'cessivement battues, l’une il y avait dix jours à Friedland)l’autre il y avait huit mois à léna, la troisième il y avait diX'huit mois à Austerlitz, Napoléon se voyait maître de choisir;non pas entre amis sincères, mais entre amis empressés, SOU'mis, obséquieux. Si par un enchaînement de choses, presqueimpossible à rompre, le moment d’essayer à son tour l’alliancerusse n’était pas alors venu pour lui, il aurait pu en cet inS'tant conjurer en quelque sorte la destinée, rentrer soudain®'ment dans les voies de la bonne politique, pour n’en plus so r 'tir, et il y eût trouvé, avec moins de puissance apparente, pl uSde puissance réelle, et peut-être une éternelle durée, sin 011pour sa dynastie, au moins pour la grandeur de la France,qu’il aimait autant que sa dynastie. Pour cela il fallait se c° n 'duire en vainqueur généreux, et par un acte imprévu, iU alS„ i nullement bizarre quoique imprévu, relever la Prusse abattue,? la refaire plus forte, plus étendue que jamais, en lui disa°t '/ Vous avez eu tort, vous avez manqué de franchise avec iu 0 J’* / je vous en ai punie; oublions votre défaite et ma victoire, J e’ vous agrandis au lieu de vous amoindrir, pour que vous soY età jamais mon alliée. — Certainement Frédéric-Guillaume) fi ulavait la guerre en aversion, qui se reprochait tous les j° urSde s’y être laissé entraîner, et qui plus retard en 1813, l° rS ^que Napoléon à demi vaincu, présentait une proie fà c ^ e