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LIVRE XXVII.
Juin 1607. mer à celle de terre, mais toujours d’une manière passagère,et la Prusse n’avait pas cessé d’étre alors sa confidente intime,sa complice dans toutes les affaires de l’Europe. Brouillé de-puis avec la Prusse jusqu’à lui déclarer la guerre, sentant sonisolement, il avait adressé à l’Autriche des ouvertures quiauraient fait peu d’honneur à sa pénétration, si le besoin d’a-voir un allié, même au milieu de ses victoires, ne l’avait jus-tifié d’en chercher de peu vraisemblables. Bientôt, averti parles perfides armements de l’Autriche, enivré par léna, il avaitcru pouvoir se passer de tout le monde. Transporté en Polo-gne, et surpris après Eylau des obstacles que la nature peutopposer à l’héroïsme et au génie, il avait pensé encore unefois à l’alliance de la Prusse. Mais blessé des réponses de cettepuissance, réponses moins empressées qu’il n’aurait dû s’yattendre, et redevenu victorieux autant que jamais à Fried-land, pressé enfin de mettre un terme à une guerre lointaine,il était nécessairement amené, en tournant sans cesse dans I ecercle de ses pensées, à celle qui n’avait pas encore eu sonjour, à celle que favorisaient tant de circonstances présentes,à la pensée d’une alliance avec la Russie. Éloigné définitive-j ment de la Prusse qui n’avait pas su saisir un instant de re-tour vers elle, irrité au plus haut point de la conduite arti&',, a■ -.y cieusede l’Autriche, trouvant la Russie dégoûtée des alliés fi u *l’avaient si mal secondée, croyant qu’il y aurait plus de sû 1 'cérité chez la Russie que chez la Prusse, parce qu’il y aur altmoins d’ambiguïté de position, séduit enfin par la nouveau^qui abuse toujours à un certain degré les esprits même * eSplus fermes, Napoléon imagina de faire d’Alexandre un all^’un ami, en s’emparant de son esprit, en remplissant sad’idées ambitieuses, en offrant à ses yeux éblouis des P resUges qu’il était facile de créer, d’entretenir quelque temps, nia lSnon pas d’éterniser, à moins de les renouveler au moy easatisfactions les plus dangereuses. L’Orient s’offrait naturel^ment comme ressource pour procurer au jeune Alexandre