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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVII.

lui» 1807. jours avaient successivement demandé, obtenu, et quelque-fois pris sans qu’on la leur livrât, la tête des ministres de laPorte, accusés de favoriser le nouveau système, et enfin larévolte s’obstinant, le mufti avait proclamé la déchéance deSélim, et l’élévation de Mustapha au trône. Le malheureuxSélim, enfermé dans un appartement du sérail, pouvait espé-rer, il est vrai, le secours de son armée, commandée par unsujet dévoué, le grand-vizir Baraictar. Mais ce secours offraitde graves périls, car on devait craindre que l’apparition dugrand-vizir à la tête de soldats fidèles, ne fît assassiner le sul-tan détrôné, avant qu’il pût être secouru. Telles étaient lesnouvelles que Napoléon venait de recevoir à son quartier-général de Tilsit le 24 juin. D’après toutes les vraisemblances,le nouveau gouvernement turc allait être l’ennemi de la France,justement parce que le gouvernement renversé avait été sonami. Il était certain d’ailleurs que l’anarchie qui minait ce mal-heureux empire, le rangeait avec l’Espagne au nombre de cesalliés dont il fallait attendre plus d’embarras que de services,surtout quand cet allié, placé à la distance qui sépare Constan-tinople de Paris, ne pouvait être que difficilement conseillé)et lentement secouru. Napoléon, chez lequel les révolutionsd’idées s’opéraient avec la vivacité naturelle à son génie, en-visagea tout à coup les événements d’Orient d’une manièrenouvelle. Il y avait long-temps que les hommes d’État de l’Eu-rope considéraient l’empire turc comme à la veille d’être par-tagé, et c’est dans cette vue que Napoléon avait voulu préleverla part de la France, en s’emparant de l’Égypte. Il avait uninstant abandonné cette idée, lorsqu’en 1802 il songeait à ré-concilier la France avec toutes les puissances. Il y revint vio-lemment en voyant ce qui se passait à Constantinople, et ilse dit que puisqu’on ne pouvait faire vivre cet empire, I emieux était de profiter de ses dépouilles pour le meilleur ar-rangement des affaires de l’Europe, et surtout pour l’abaisse-ment de l’Angleterre. Il avait auprès de lui, vaincu mais