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[Vol. 4.]
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FRIEDLAND ET TILSIT.

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redoutable encore, le souverain dont il était le plus faciled’exalter la jeune tête, en lui montrant les bouches du Da-nube, le Bosphore, Constantinople, et il pensa qu’avec quel-ques-unes de ces dépouilles turques, qui tôt ou tard ne pou-vaient manquer d’échoir à la Russie, il en obtiendrait, nonpas seulement la paix, qui dans le moment n’était plus dou-teuse, mais une alliance intime, dévouée, au moyen de laquelle>1 vaincrait l’Angleterre, et accomplirait sur les trônes de l’Oc-eident les révolutions qu’il méditait.

Ayant journellement à ses côtés l’empereur Alexandre, soitdans des revues, soit dans de longues promenades au bord duNiémen, soit enfin dans un cabinet de travail, où la carte dunaonde était étalée, et où il s’enfermait souvent avec lui aprèsl’heure du repas, il s’empara de l’esprit de ce prince, et lebouleversa complètement, en lui proposant, dans une conver-sation presque continue de plusieurs jours, les vues suivantes.

— Un coup du ciel, dit-il à Alexandre, vient de me déga-ger à l’égard de la Porte. Mon allié et mon ami, le sultan Sé-lim, a été précipité du trône dans les fers. J’avais cru qu’onpouvait faire quelque chose de ces Turcs, leur rendre quelqueénergie, leur apprendre à se servir de leur courage naturel :c’est une illusion. 11 faut en finir d’un empire qui ne peut plus

Juin 1807.

I liée s

ambitieuses rumovenilestj ueliesNapoléonexalte

l’imaginaiionde l'empereurAlexandre.

subsister, et empêcher que ses dépouilles ne contribuent àuugmenter la domination de l’Angleterre. — Là-dessus Napo-léon déroula aux yeux d’Alexandre, les nouveaux projets qu’ilvenait de concevoir. Alexandre désirait-il être l’allié de laVarice, son allié solide et sincère, rien n’était plus facile, rienlle serait plus fructueux pour lui et pour son empire. Mais ilAllait que cette alliance fût entière, sans réserve, suivie d’uncomplet dévouement aux intérêts mutuels des deux puissan-Ces - D’abord cette alliance était la seule qui convint à la Rus-Sle - De quoi en etTet accusait-on la France? de vouloir domi-nei l’Italie, la Hollande, peut-être l’Espagne; de vouloir créerSUr le Rhin un système, qui abaissât la vieille prépondérance

’i-oa. vu.

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