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[Vol. 4.]
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F K IK D L A NI) ET TILSIT.

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dans la Baltique et clans la mer Noire, les tenir prisonniersdans ces mers comme dans un lac. Mais la France et la Rus-sie, ne se touchant par aucun point, ayant les mêmes enne-mis, les Anglais sur mer, les Allemands sur terre, ayant deplus un objet commun et pressant de sollicitude, l’empireturc, devaient s’entendre, se concerter, et si elles le voulaient,étaient assez puissantes à elles deux pour dominer le monde.

A ces grands aperçus, Napoléon joignit un système demoyens plus séduisant encore que les idées générales qu’ilvenait de développer. On l’accusait de vouloir la guerre pourla guerre. Il n’en était rien, et il le prouvait à l’instant même.— Soyez, dit-il à Alexandre, mon médiateur auprès du cabinetde Londres. Ce rôle convient à votre position d’ancien allié del’Angleterre, et d’allié prochain de la France. Je ne songe plusé Malte. Que la Grande-Bretagne garde cette île, en compen-sation de ce que j’ai acquis depuis la rupture de la paix d’A-miens. Mais qu’elle rende à son tour les colonies de l’Espagne etde la Hollande, et à ce prix je lui restitue le Hanovre. Ces condi-tions ne sont-elles pas justes, parfaitement équitables? Puis-jeen accepter d’autres, puis-je abandonner mes alliés ? Et, quandje sacrifie mes conquêtes sur le continent, une conquête commele Hanovre, pour recouvrer les possessions lointaines de mesalliés, est-il possible de contester ma loyauté et ma modération?

Alexandre avoua que ces conditions étaient parfaitementJustes, et que la France n’en pouvait pas accepter d’autres.Napoléon, continuant, amena ce prince à reconnaître que si1 Angleterre s’obstinait après de telles propositions, il fallaitbien cependant qu’on la contraignît à céder, car le monde nedevait pas être éternellement troublé pour elle; et il lui prouvafiu on avait le moyen de la réduire par une simple déclara-b°n. — gi l’Angleterre, dit-il, refuse la paix à ces conditions,P r °clamez-vous l’allié de la France; annoncez que vous allez•’Uir vos forces aux siennes, pour assurer la paix maritime.Suites savoir à l’Angleterre qu’outre la guerre avec la France,

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Juin 1807.

Napoléonproposeà Alexandred’être lemédiateur arméde la guerreefltre la Franceet l’Angleterre.

Napoléon pourprix de laguerre que laRussie seraitexposée à faireen communavec la