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LIVRE XX VIL
•luin 1£07 - par les efforts d’Alexandre auprès de Napoléon pour recouvrerla plus grande partie de la monarchie prussienne.
Ce n’était pas d’elle cependant qu’il s’agissait dans ces longstôte-à-tête, mais de l’immense système européen, au moyenduquel on allait dominer l’Europe en commun. Le partage pos-rempire^iirc 6 > probable, de l’empire turc, était le sujet continuel deob Jes s"crèts Cl 1 entretien. Un premier partage avait été discuté, comme on' 'ÿapni'Ü'uM e vient de le voir, mais il semblait incomplet. La Russie avait les' bords du Danube jusqu’aux Balkans; Napoléon avait les pro-vinces maritimes, telles que l’Albanie et la Morée. Les provin-ces intérieures, telles que la Bosnie, la Servie, étaient donnéesà l’Autriche. La Porte conservait la Roumélie, c’est-à-dire lesud des Balkans, Constantinople, l’Asie-Mineure, l’Egypte.Ainsi, d’après ce projet, Constantinople, la clef des mers, etdans l’imagination des hommes la vraie capitale de l’Orient,Constantinople, tant promise aux descendants de Pierre-le-Grand par l’opinion universelle, opinion formée des espéran-ces des Russes et des craintes de l’Europe, Constantinoplerestait, avec Sainte-Sophie, aux barbares de l’Asie.
Alexandre y revint plus d’une fois, et un partage plus com-plet, qui eût donné à Napoléon, outre la Morée, les lies del’archipel, Candie, la Syrie, l’Égypte, mais Constantinople auxRusses, lui aurait plu davantage. Toutefois Napoléon, q ulcroyait en avoir assez fait, trop môme, pour s’attacher le jeuneempereur, ne voulut jamais aller aussi loin. Céder Constant!-nople, n’importe à qui, fût-ce à un ennemi déclaré de l’Angle -terre, laisser faire ainsi à quelqu’un, lui vivant, la conquêtela plus éblouissante qui se put imaginer, ne devait pas conve-nir à Napoléon. Il pouvait bien, comme obéissant à une ten-dance naturelle des choses, et pour résoudre beaucoup de dû-Hcullés européennes, pour se donner enfin une puissante al-liance contre l’Angleterre, il pouvait bien permettre au torrentde l’ambition russe de venir battre le pied des Balkans, sUItout dans le désir de détourner ce torrent de la Vistulo, mais 1