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[Vol. 4.]
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FRIEDLAND ET T1LSIT.

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Jui, et n’en étaient pas fâchés, carils s’applaudissaient de le voir Juin 1807.sortir d’un très-mauvais pas, avec avantage et honneur, à enjuger du moins par la satisfaction qui rayonnait sur son visage-Pendant ce temps, l’infortuné roi de Prusse était venu ap-porter à Tilsit son malheur, sa tristesse, sa raison sans éclat,son modeste bon sens. Ces confidences enivrantes qui trans-portaient Alexandre, n’étaient pas faites pour lui. Alexandrelui présentait 6on intimité avec Napoléon, comme un moyend’obtenir de plus grandes restitutions en faveur de la Prusse.

Mais il lui dissimulait la nouvelle alliance qui se préparait, ouue lui avouait que la moindre partie du secret. Il eût paruétrange en effet, que l’un des deux vaincus obtint de si bellesconquêtes, quand l’autre allait perdre la moitié de son royaume.Frédéric-Guillaume, traité avec infiniment d’égards par Napo-léou, était cependant laissé à l’écart. A cheval, à la tète des * r ‘ lslt 'troupes, il n’avait pas la grâce brillante d’Alexandre, l’ascen-dant tranquille de Napoléon. Il restait le plus souvent en ar-rière, isolé comme le malheur, faisant attendre ses compa-gnons couronnés lorsqu’on montait à cheval ou qu’on en des-cendait, objet, en un mot, de peu d’empressement, et même demoins d’estime qu’il n’en méritait, car les Français croyaient,d’après les ouï-dire de la cour impériale, que Napoléon avaitété trahi par la Prusse, et les Russes répétaient sans cessequ'elle s’était mal battue. Quant à Alexandre, tous les soinsPaient pour lui. Lorsqu’il rentrait de longues courses, Napo-léon le retenait, lui prêtait jusqu’à ses meubles et à son linge,e t ne souffrait pas qu’il perdit du temps pour aller à sa de-meure revêtir d’autres habits. Un superbe nécessaire en or, jd °ut Napoléon faisait usage, ayant paru lui plaire, fut â l’ins-lai 't même offert et accepté. Après le diner, auquel assistaientl° s trois souverains, et qui avait toujours lieu chez Napoléon,

011 se séparait de bonne heure, et les deux empereurs allaients enfermer ensemble, privauté de laquelle Frédéric-Guillaumeétait exclu , et qui s’expliquait toujours de la même manière,

Le roi de1‘russe vient àson tours’établir àTilsit.