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progressif de lu Prusse, la destruction progressive de la Po-logne et de lu Saxe. Tout ce qu’on essayait dans ce sens avaitdes chances de durée; tout ce qu’on essayait dans le senscontraire, en avait peu. Il aurait fallu pour donner à ce qu’onluisait quelque consistance, rendre tout de suite la Prusse sifaible, la Saxe et la Pologne si fortes, que la première eût peude moy ens de renaître, et les deux autres beaucoup de moyensde se soutenir. Ainsi en ne reconstituant pas la Prusse en en-ber, reconstruction qui eût été préférable à tout, Napoléonaurait mieux fait de la détruire complètement. 11 le pensaitlui-même ainsi, et il le dit à l’empereur Alexandre. H alla jus-qu’à lui offrir une partie des dépouilles de la maison de Bran-debourg, s’il voulait se prêter à ses projets, afin de rétablirplus complètement la Pologne. Mais Alexandre s’y refusa, car'I lui était évidemment impossible d’accepter les dépouilles delu Prusse. C’était déjà bien assez de ne pas la défendre davan-tage, et de devenir l’allié intéressé du vainqueur qui la dé-pouillait. Indépendamment du sort infligé à la Prusse, Alexan-dre ne pouvait pas voir avec plaisir la restauration de la Po-logne. Mais Napoléon s’efforça de lui démontrer que la Russiedevait du côté de l’Occident s’arrêter au Niémen; qu’en le dé-passant pour se rapprocher de la Vistule, comme elle l’avaitfait lors du dernier partage de la Pologne, elle se rendait sus-l’ Cc te et odieuse à l’Europe, se donnait des sujets, long-temps,Peut-être même éternellement insoumis, et se mettait pour,les conquêtes douteuses dans la dépendance de puissancesV0| sine£, toujours prêtes à fomenter l’insurrection chez elle;d u d fallait qu’elle cherchât son agrandissement ailleurs; qu’ellee trouverait au Nord vers la Finlande, en Orient vers la Tur-< ^ ile ; fine dans cette dernière direction surtout, s’ouvrait pourla route de la vraie grandeur, de la grandeur sans limites,l't'isque l'Inde même était en perspective; qu’eu cherchant à' ' l g | ‘andir de ce côté, elle rencontrerait sur le continent desIUis > 'les alliés, la France particulièrement, el qu'elle n’au-
.Juin 1807,
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Déplaisir causeà l'empereurAlexandre parla restaurationde l.t Pologne.
Directionque ISapoleouchercheà imprimer àl'.iiijliition dela Russie,