LIVRE XXVII.
/ 5-Jü
Juiu is 47. r; ,ii d’adversaire (jue l’Angleterre, dont la puissance, réduiteJ ii celle de ses vaisseaux, ne pourrait jamais lui disputer lesbords du Danube.
I Les raisons de Napoléon étaient fortes, et eussent-elles étémauvaises, on n’était guère en mesure de les contredire. Ilfallait choisir : ou n’avoir rien nulle part, ne s’agrandir d’au-cun côté, sans empêcher la Pologne de renaître, la Prusfee detomber, ou s’agrandir beaucoup dans le sens indiqué parNapoléon. Alexandre n’hésita pas. D’ailleurs il était tellementséduit, charmé, qu'il n’y avait pas besoin de la force pour ledécider. Mais il s’agissait de savoir comment on ferait suppor-ter son malheur à Frédéric-Guillaume, qui, en voyant lesdeux empereurs si intimes, avait pu se flatter d’être le motifde cette intimité, et d’en recueillir le prix. Alexandre se char-gea, quelque embarrassant que fût ce rôle, de faire les pre-mières ouvertures, et après avoir communiqué à Frédéric-jGuillaume les résolutions qui le concernaient, de lui laisser:1e soin de s’en entendre directement avec l’arbitre suprême,di.^Kre'^nc-l qui traçait les frontières de tout le monde. Frédéric-Guillaumeacniclfic"a-» ! accueillit mal les ouvertures d’Alexandre, et se promit d’ e,)pr°i>osii |o "s r £{£ rer Napoléon. Le malheureux roi de Prusse, que la f° r ’
le concernent
ExplicationentreiXapoleonet le roiFreMeric-(juiilaume.
lune favorisait alors si peu, mais qu’elle devait dédommage 1plus tard, n’était pas capable de traiter lui-même ses prop reSaffaires. Il n’était ni adroit, ni imposant; et si parfois son êm esoulevant le poids du malheur, se livrait à quelques mouv 0 'ments involontaires, c’était à des mouvements de brusque rie ’fort peu séants chez un roi sans États et sans armée. La v ^ ede Memel, où la reine de Prusse passait ses nuits et ses joui - *à pleurer, les dix ou quinze mille hommes du général Lestocfl,voilà tout ce qui lui restait. Ce prince eut une longue espl 1cation avec Napoléon, et, comme dans leur première entrevue, s’attacha à lui prouver qu’il n’avait pas mérité son maheur, car l’origine de ses démêlés avec la France remon aà la violation du territoire d’Anspach, et en traversant la P r0