530
LIVRE XXVII.
juillet 1807. vaincre, de lui arracher au moins une parole dont elle pûtconcession* à f |rer une espérance, surtout à l’égard de Magdebourg. Napo-Napoiéon. ]é on ; de son côté , toujours respectueux, courtois, mais éva-sif, la désespéra par une résistance qui ressemblait à une fuitecontinuelle. Elle devina la tactique de son puissant adversaire,et se plaignit vivement de ce qu’il ne voulait pas, en la quit-tant, laisser dans son àme un souvenir, qui lui permit de join-dre à l’admiration pour le grand homme, un inviolable atta-chement pour le vainqueur généreux. Peut-être si Napoléon,moins préoccupé du soin d’agrandir des royautés ingrates,ou de créer des royautés éphémères, s’était laissé fléchir encette occasion, et avait concédé non-seulement ce qui lui étaitdemandé, mais ce qu’il aurait pu accorder encore, sans nuireà ses autres projets, peut-être il se fût attaché le cœur ardentde cette reine, et le cœur honnête de son époux. Mais il ré-sista à la princesse qui le sollicitait, en lui opposant d’invin-
cibles respects.
Napoléon,pour Embarrassé de cette lutte avec une personne à laquelle A
échapper aux. * 1
instances de la était difficile de tenir tête, pressé de terminer son nouveterminer les ouvrage, et de rentrer dans ses États, il voulut en finir souSà vingt-quatre heures. Il avait tracé avec son immuable volontédeVgkies tout ce qui était relatif à la Prusse, à la Pologne, à la West-
concession». . * ,
pnahe; il avait consenti à une démarcation entre la Polo gv vet la Poméranie, qui, suivant les bords de la Netze et le canalde Bromberg, allait joindre la Vistule au-dessous de Bromberg-
Il fit, quant à Magdebourg, une concession; il accorda q ue?dans le cas où le Hanovre resterait à la France, soit que |a
paix ne se conclût pas avec l’Angleterre, soit qu’elle se con-clût sans rendre le Hanovre, on rétrocéderait à la Prusse su*la gauche de l’Elbe, et aux environs de Magdebourg, un terri'
toire de trois ou quatre cent mille èmes , ce qui empo
rtait la
restitution de la place elle-ménic.
11 ne voulut rien accorder de plus. M. de Talleyrand eU ^ordre de s’aboucher avec MM. de Kourakin et de Labanoff) e