FRIEDLAND ET TILSIT.
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puissance de son esprit, de sa beauté, de son infortune. Lesbruits calomnieux auxquels avait donné naissance l’admira-tion d’Alexandre pour cette princesse, avaient empêché qu’elleue se rendit à Tilsit. Cependant on eut recours à son inter-vention, comme dernier moyen, non de toucher grossièrementNapoléon, mais d’émouvoir ses sentiments les plus délicats,par la présence d’une reine, belle, spirituelle, et malheureuse.
Il était tard pour essayer d’une telle ressource, car lesidées de Napoléon étaient définitivement arrêtées, et du resteü est peu probable qu’à quelque époque que ce fût, Napoléoneût sacrifié une partie de ses desseins, sous l’influence d’unefemme, si intéressante qu’elle pût être.
Frédéric-Guillaume invita donc la reine à venir à Tilsit. Elles ’y décida, et on prolongea la négociation, qui durait depuishue douzaine de jours, pour donner à cette princesse le tempsde faire le trajet. Elle arriva le 6 juillet à Tilsit. Une heureeprès son arrivée, Napoléon la prévint en allant lui rendrevisite. La reine de Prusse comptait alors 32 ans. Sa beauté,autrefois éclatante, paraissait légèrement ternie par l’àge. Maiselle était encore l’une des plus belles personnes de son temps.Elle joignait à beaucoup d’esprit une certaine habitude desaffaires, qu’elle avait contractée en y prenant une part indis-°rète, et une parfaite noblesse de caractère et d'attitude. Ce-pendant le désir trop vif de réussir auprès du grand hommed°nt elle dépendait, nuisit à son succès même. Elle parla degrandeur de Napoléon, de son génie, du malheur de l’avoirhiéconnu, en termes qui n’étaient pas assez simples pour letoucher. Mais la force de caractère et d’esprit de cette prin-c esse se fit bientôt sentir dans cet entretien, au point d’em-Wi-asser Napoléon lui-même, qui s’appliqua, en lui prodi-guant les égards et les respects, à ne pas laisser échapperUne seule parole qui pût l’engager.
vint dîner chez Napoléon, qui la reçut à la porte de sae *heure impériale. Pendant le dîner, elle s’efforça de le
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Juillet 1807.
L'empereurAlexandreimagine de fairevenir la reinede Prusse àTilsit, pourqu’elle essayed’arracherquelquesconcessions enfaveur de laPrusse.
Pre'sence de lareine de Prusseà Tilsit.
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Efforts de lareine dePrussepour arracher