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LIVRE XXVII.
Juillet 1807 .
Ab Cf . .
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Napoléon
quitte
Kœnigsberg,et se rend ùDresde.
Retour
de Napoléon àParis.
Etat del’Empirefrançais aprèsla paix aeTilsit.
I
tion générale. Enfin le maréchal Brune formant le quatrièmecommandement avec toutes les troupes laissées sur les der-rières, avait mission de veiller sur les côtes de la Baltique,et si les Anglais y paraissaient, de les recevoir comme il lesavait autrefois reçus au Helder. La garde, .et le corps de Victor,précédemment Bernadotte, furent acheminés sur Berlin.
Napoléon partit de Kœnigsberg le 13 juillet, se rendit toutdroit à Dresde, pour y passer quelques jours auprès de sonnouvel allié le roi de Saxe, créé grand-duc de Varsovie, etconvenir avec lui de la constitution à donner aux Polonais.Ce bon et sage prince, peu ambitieux, mais flatté ainsi quetout son peuple, des grandeurs rendues à sa famille, accueillitNapoléon avec des transports d’effusion et de reconnaissance.Napoléon le quitta pour rentrer dans Paris, qui l’attendait im-patiemment, et qui ne l’avait pas vu depuis près d’une année.Il y arriva le 27 juillet à six heures du matin.
Jamais plus d’éclat n’avait entouré la personne et le nom deNapoléon; jamais plus de puissance apparente n’avait été ac-quise à son sceptre impérial. Du détroit de Gibraltar à laVis-tule, des montagnes de la Bohême à la mer du Nord, desAlpes à la mer Adriatique, il dominait, ou directement ou in-directement, ou par lui-même ou par des princes qui étaient,les uns ses créatures, les autres ses dépendants. Au delà setrouvaient des alliés, ou des ennemis subjugués, l’Angleterreseule exceptée. Ainsi le continent presque entier relevait delui, car la Russie après lui avoir résisté un moment, venaitd’adopter ses desseins avec chaleur, et l’Autriche se voyaitcontrainte de les laisser accomplir, menacée même d’y concou-rir. L’Angleterre enfin, garantie de cette vaste domination p arl’Océan, allait être placée entre l’acceptation de la paix, ou un®guerre avec l’univers.
Tels étaient les dehors de cette puissance gigantesque : ü savaient de quoi éblouir la terre, et en effet ils l’éblouirent!mais la réalité était moins solide qu’elle n’était brillante. U aU "