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LIVRE XXVIII.
juillet 1807. encore dans les vues de son souverain, n’avait aucune enviede s’arrêter dans un port français, ou dépendant de l’influencefrançaise, et se flattait de regagner les mers du Nord avantque les négociations entre sa cour et celle d’Angleterre eussentabouti à une rupture.
L’intention de Napoléon n’était pas de s’en tenir aux pré-cautions qu’il avait déjà prises pour les provinces de l’Adria-tique et de la Méditerranée. Le corps de quatre mille hommesqu’il venait de diriger vers Corfou lui paraissait insuffisant.Il savait bien que les Anglais ne manqueraient pas de faire degrands efforts, dans le cas où la guerre se prolongerait, pourlui arracher les îles Ioniennes, qui étaient d’une importanceà contre-balancer celle de Malte. Aussi ordonna-t-il d’yenvoyer encore le 14° léger français, et plusieurs autres déta-chements, de manière à y élever les forcos françaises etitaliennes jusqu’à sept ou huit mille hommes, sans compterquelques Albanais et quelques Grecs enrôlés sous des officiersfrançais pour garder les petites îles. Cinq mille hommes de-vaient résider à Corfou même, et quinze cents à Sainte-Maure-Cinq cents devaient garder le poste de Parga sur le continentde l’Épire. Quant à Zante etàCéphalonie, Napoléon n’y voulutque de simples détachements français pour soutenir et con-tenir les Albanais. Il prescrivit au prince Eugène, au roi J°'seph, de faire partir d’Ancône et de Tarente, par le moyen depetits bâtiments italiens, et par tous les vents favorables, d eSblés, du biscuit, de la poudre, des projectiles, des fusils, d eScanons, des affûts, et de continuer ces envois sans interr°Ption, jusqu’à ce que l’on eût réuni à Corfou un amas im> ,)<jnS °des choses nécessaires à une longue défense, en sorte q u ’ 011no fût pas, comme on l'avait été à Malte, exposé à perdre p arla famine une position que l’ennemi ne pouvait pas vous enle-ver par la force. Ne comptant pas sur la solvabilité du trésordeNaples, il expédia de la caisse de Turin des sommes en 01 fafin de tenir toujours au courant la solde des troupes, et