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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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pouvoir payer les ouvriers qu’on emploierait à construire des îeoi.fortifications. Des instructions admirables au général CésarBerthier (frère du major-général), prévoyant tous les cas, etindiquant la conduite à tenir dans toutes les éventualités ima-ginables, accompagnaient les envois de ressources que nousvenons d’énumérer.

Le général Mar mont avait déjà construit de belles routes Mesures

° J relatives

dans les provinces d’Illyrie, qu’il administrait avec beaucoup “ rniyne.d’intelligence et de zèle. Il eut ordre de les continuer jusqu’àRaguse et à Cattaro, de pousser des reconnaissances jusqu’àà Butrinto, point du rivage d’Épire qui fait face à Corfou, etde préparer les moyens d’y conduire rapidement une division.

Napoléon fit demander à la Porte de lui abandonner Butrinto,pour pouvoir user plus librement de cette position, de la-quelle il était facile d’envoyer des secours à Corfou; ce qui luifut accordé sans difficulté. Enfin il réclama et obtint aussil’établissement de relais de Tartares, depuis Cattaro jusqu’àRutrinto, afin que le général Marmont fût promptement avertide toute apparition de l’ennemi, et pût accourir avec dix oudouze mille hommes, force suffisante pour jeter les Anglais àla mer s’ils essayaient une descente.

N ces moyens Napoléon ajouta ceux que le concours de lamarine pouvait offrir. Il envoya de Toulon le capitaine Chau-na Y - Duclos avec les frégates la Pomone et la Pauline, avec lac °rvette la Victorieuse, pour former à Corfou un commence-ment de marine. 11 prescrivit en outre de mettre en construc-tlQ n dans le port de Corfou deux gros bricks, de les équipera l’aide des matelots du pays et de quelques détachements det,0 upes françaises. Cette petite marine naissante, composée^e frégates et de bricks, devait croiser sans cesse entre l’ItalieetlEpire, entre Corfou et les autres îles, de manière que lePessage fût toujours ouvert à nos bâtiments de commerce, etfermé à ceux de l’ennemi.

En adressant au roi Joseph, au prince Eugène, ou général