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[Vol. 4.]
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LIVKE XXVIII.

Juillet 1807. Marmont, ces instructions multipliées, non pas seulement avecl’accent impérieux dont il accompagnait toujours ses ordres,mais avec l’accent passionné qu’il y mettait, lorsque ses ordresse liaient à l’une de ses grandes préoccupations, Napoléonleur écrivait: « Ces mesures tiennent à un ensemble de pro-jets que vous ne pouvez pas connaître. Sachez seulement»que, dans l’état du monde, la perte de Gorfou serait le plus» grand malheur qui pût arriver à l’Empire. »

Ces projets, en effet, peu de personnes les connaissaienten Europe. M. de Talleyrand, négociateur de Napoléon à Til-sit, n'en avait lui-même qu’une idée très-incomplète. Ilsvues n’étaient connus que d’Alexandre et de Napoléon, qui, dans

de Napoléon

sur in M&ii- leurs lonas entretiens au bord du Niémen, s’étaient promis des’entendre sur le partage à faire de l’empire turc', partagedans lequel l’un cherchait le dédommagement de la grandeurfrançaise, l’autre la compensation de la ruine de l’empire turc,que la mollesse asiatique ne pouvait plus défendre contrel’énergie européenne. Napoléon était loin de vouloir hâter cerésultat; Alexandre, au contraire, l’appelait de tous ses vœux>ce qui constituait le péril de leur alliance. Mais, dans la pré-vision des événements, Napoléon voulait être prêt à mettre lamain sur les provinces turques placées à sa portée; et de pluSjquoi qu’il pût arriver, que cette nécessité se présentât ou n on,il entendait se rendre maître de la Méditerranée. Il croyaitque, maître de cette mer, communication la plus courte entrel’Orient et l’Occident, on pouvait se consoler de n’être que I esecond sur l’Océan. Aussi Napoléon était-il résolu, le j° urmême de la signature de la paix de Tilsit, à recouvrer la Sicile,qu’il regardait comme à lui, depuis qu’il avait pris Napl eSpour un de ses frères, et il espérait la tenir, ou de l’abarid 011que lui en feraient les Anglais, si les Russes parvenaient <négocier la paix, ou de la force de ses armes, si la guerrecontinuait. Aussi dès la fin de l’hiver avait-il commencé à envoyer des ordres à son ministre de la marine, pour donne»