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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVI IL

Juillet 1807.

Le systèmeîles croisièreslointainessubstituéau systèmeîles grandesbataillesnavales.

Croisièrede fre'gatesdans les mersde l’Ile-de-France.

Croisièredu capitaineI/Hcrmitteuur U cftted Afrique.

on ne supplée pas avec la volonté, avec le courage , avecl’argent, avec le génie même, au temps, et à une longue orga-nisation. 11 avait proposé à Napoléon de substituer au systèmedes grandes batailles navales, celui des croisières très-divi-sées et très-lointaines. Dans ce système on a l’avantage dehasarder moins à la fois, d’acquérir en naviguant l’expériencedont on est dépourvu, de causer de grands dommages aucommerce de l’ennemi, d’avoir chance enfin de rencontrerson adversaire en force numérique moindre, car la mer parson immensité même est le champ du hasard. Un pareilsystème valait assurément la peine d’être essayé, et il auraiteu pour nous d’incontestables avantages sur l’autre, si la dis-proportion numérique de nos forces avec celles des Anglaisn’eût pas été aussi grande, et si nos établissements lointainsn’avaient pas été aussi ruinés, aussi dénués de toute ressource.

Conformément au plan de M. Decrès, diverses croisièresavaient été préparées à Brest, Rochefort et Cadix, pour lesfaire sortir à la fin de 1805, en profitant des coups de ventde l’automne. Une division de quatre frégates était partie pouraller croiser sur la route de la mer des Indes, y détruire lecommerce anglais, et y faire vivre l’ile Bourbon et l’IIe deFrance des produits de la course, depuis qu’elles ne vivaientplus des produits du négoce. Ces frégates, arrivées heureuse-ment , procuraient en effet à nés deux lies d’assez abondantesressources. Le capitaine L’IIermitte avec un vaisseau, le D e 'çjidus, avec deux frégates, la Cybèle et le President, avec deuxbricks, le Surveillant et le Diligent, était sorti du port de Lo-rient le 30 octobre 1805, et avait fait voile vers les Canaries-Longeant la côte d’Afrique, il l’avait parcourue du nord al1sud sur une étendue de plusieurs centaines de lieues, p° l,r ^saisir les vaisse.mx anglais qui se livraient à la traite, etavait enlevé ou détruit un grand nombre, car l’amirauté anglaise, ne prévoyant pas la visite d’une croisière français^dans ces parages, n’avait pris aucune précaution. Après a'