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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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croisé pendant les mois de décembre, janvier, février et mars, Juillet 1807.exercé de grands ravages, fait de riches captures, cette divi-sion, privée du brick le Surveillant, qu’elle avait envoyé enFrance pour y donner de ses nouvelles, avait voulu relâcherpour radouber ses vaisseaux, réparer son gréement, reposerses équipages, et se procurer des vivres frais. N’osant pasrentrer en France dans la belle saison, ne voulant pas aller ànos Antilles, toujours fort observées, et n’ayant pas beaucoupde relâches ou françaises ou alliées à choisir, elle s’était livréeaux vents alisés qui l’avaient portée vers la côte d’Amérique,puis était descendue en avril sur San-Salvador, port du Bré-sil , où elle avait chance de trouver des vivres et de vendreavantageusement les nègres enlevés aux traitants anglais. Aubout de vingt-deux jours de relâche, elle avait remis à la voilepour croiser dans les parages de Rio-Janeiro, avait été sou-vent poursuivie par les vaisseaux anglais allant dans l’Inde,était remontée à la hauteur des Antilles, avait continué defaire des prises, et enfin assaillie, le 19 août, par un ouraganeffroyable, l’un des plus horribles qu’on eût essuyés dans cesmers depuis un quart de siècle, elle s’était dispersée. Le lîe-gulus, après avoir perdu de vue ses frégates et les avoirVainement cherchées, était rentré à Brest le B octobre 1806,

^ la suite d’une navigation de près d’une année. La frégate laVybèle, démâtée, s’était enfuie aux États-Unis. La frégate lePrésident, séparée de sa division, avait été capturée.

Malgré les accidents survenus à la fin de cette croisière,accidents inévitables après avoir bravé onze mois les chancesla mer et de la guerre, on aurait pu accepter de la fortunetelles conditions pour toutes nos croisières. Le capitaineLHermitte avait détruit 26 bâtiments ennemis, fait 570 pri-sonniers, détruit pour plus de cinq millions de valeurs, et•"apporté des sommes considérables, très-supérieures auxdépenses de sa croisière. La traite avait été ruinée cette annéeSUr la côte d’Afrique, et les compagnies anglaises d’assurance