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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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À côté de ces rencontres, que la trop grande supériorité i*>7.numérique de l’ennemi finissait tôt ou lard par rendre mal-

1 Beau combat

heureuses, il y en avait d’autres où le courage de nos marins |amontrait que, de bâtiment à bâtiment, quand les circonstances la r ^™" meren’étaient pas trop défavorables, nous étions capables de tenirtête aux Anglais, et même de les vaincre. Le 21 avril de lamême année, le capitaine Bourayne, allant au Cap avec lafrégate la Canonnière, avait rencontré un convoi anglais, ets’était jeté au milieu pour faire des prises, lorsque étaitapparu tout à coup un vaisseau de soixante-quatorze chargéd’escorter ce convoi. Le capitaine Bourayne avait d’abordvoulu éviter avec cet adversaire un combat inégal. Mais, sevoyant joint de trop près, il avait franchement accepté lalutte, et, profitant de ce que la grosseur de la mer ne per-mettait pas au vaisseau ennemi de se servir de sa batteriebasse, il avait pris une position avantageuse, et l’avait en peud’instants démâté de son grand mât, complètement dégréé,et mis en fuite. Certains gros bâtiments de commerce ayantcherché à se mêler au combat, il avait couru sur eux, les enavait dégoûtés, et avait continué sa route pour le Cap, dontd ignorait encore la conquête par les Anglais. Ceux-ci, pourattirer les vaisseaux français ou hollandais, n’avaient pasretiré les couleurs hollandaises. A peine le capitaine Bouraynevenait-il de jeter l’ancre, qu’à un signal tous les pavillonshollandais avaient été abattus, remplacés par des pavillonsan glais, et qu’une grêle de bombes et de boulets était tombéeSUr la Canonnière. Sans se déconcerter, le capitaine Bourayneay ait coupé son câble, sacrifié ses ancres, et à force de voilesec happé à tous les dangers. Il était arrivé sain et sauf à Pliede France, où il devait se signaler par de nouvelles aventuresde mer non moins hardies, non moins glorieuses.

Un autre accident de ce senre, qui avait lieu sur nos côtes, Glorieuset ouvait aussi tout ce qu’on pouvait attendre de l’ardeur et de l * a flût ‘ >du courage intrépide de nos marins. La flûte la Salamandre, Salamandre.