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LIVRE XXVIII.
Juillet 1807. Napoléon, qui laissait modifier ses idées par les hommes
d’expérience quand ces hommes lui fournissaient de bonnesOrdres ‘ .
definitifs pour raisons, accueillit les observations de M. Decrès. En consé-
la reunion
^Toulon* a q uence d décida que des ports de Dunkerque, du Havre, deCherbourg, de Nantes, de Rochefort, de Bordeaux, où il yavait beaucoup de frégates, partiraient des expéditions isoléespour les colonies, que les divisions navales chargées de serendre dans laMéditerranée n’auraient que cette seule mission,et, quant au nombre, il voulut en appeler deux au moins à Tou-lon, celle de Rochefort et celle de Cadix, lesquelles devaientformer avec la division de Toulon une réunion de 17 ou 18 vais-seaux, plus 7 ou 8 frégates, force suffisante pour dominerdeux ou trois mois la Méditerranée, et y exécuter tout ce qu’ilméditait sur la Sardaigne, sur la Sicile et sur les îles Ioniennes.En conséquence l’amiral Allemand à Rochefort, l’amiral Rosilyà Cadix, reçurent l’ordre de saisir la première occasion pro-pice pour lever l’ancre, et de franchir le détroit, en faisant lamanœuvre que leur conseilleraient leur expérience et les cir-constances de la mer. Il fut demandé à la cour d’Espagne d’ar-mer quelques vaisseaux à Cadix, et de donner immédiatementles ordres convenables pour que la division de Carthngène,commandée par l’amiral Salcedo, fût pourvue des vivres ne-cessaires à une courte expédition, et dirigée sur Toulon.
Telles furent les mesures ordonnées par Napoléon, en exe-cution du traité de Tilsit, pour intimider l’Angleterre pai' unimmense concours de moyens, pour la disposer ù la paix, et)si elle s’opiniâtrait à la guerre, pour forcer la Suède, la Dane-mark, la Prusse, le Portugal, l’Autriche à fermer leurs p ol ' tsaux produits de Manchester et de Birmingham, pour prépare'avec la réunion de toutes les forces navales du continent desexpéditions dont la possibilité toujours menaçante épuiserai 1tôt ou tard les finances ou la constance de la nation angla' se >sans compter qu'il suffisait du succès d’une seule pour la f ,a Pper au cœur. Mais les affaires extérieures n’attiraient f ,ab