FONTAINEBLEAU.
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seules l’attention de Napoléon. Il lui tardait enfin de s’occuper Août isot.d’administration, de finances, de travaux publics, de législa-tion , de tout ce qui pouvait concourir à la prospérité inté-rieure de la France, laquelle ne lui tenait pas moins à eceur•lue sa gloire.
Avant de s’en occuper il lui avait fallu opérer quelques in ^‘^ schangements indispensables dans les hauts emplois civils et de ( , l i l ^ï| remilitaires. M. de Talleyrand fut la cause principale, sinonUnique, de ces changements. Cet habile représentant de Na-poléon auprès de l’Europe, qui était paresseux, sensuel, ja-mais pressé d’agir ou de se mouvoir, et dont les infirmitésPhysiques augmentaient la mollesse, avait été cruellementcprouvé par les campagnes de Prusse et de Pologne. Vivres ous ces froids et lointains climats, courir sur les neiges à lasuite d’un infatigable conquérant, à travers les bandes de co-saques, coucher le plus souvent sous le chaume, et, quand onétait favorisé par la fortune de la guerre, habiter une maisonde bois, décorée du litre de château de Finkenstein, ne con-venait pas plus à ses goûts qu’à son énergie. 11 était donc fati-gué du ministère des relations extérieures, et il aurait vouluéon pas renoncer à diriger ces relations, qui étaient son occu-pation favorite, mais les diriger à un autre titre que celui deministre. Il avait beaucoup souffert dans son orgueil de ne pas Nominationdevenir grand dignitaire, comme MM. de Cambacérès et Le- Taiiemmi
i ° ” 7 à la dignité
run , et la principauté deBénévent, qui lui avait été accordée ,lee n dédommagement, n’avait qu’ajourné ses désirs sans less 'Ûisiaire. Une occasion se présentait d’accroître le nombre^ es grands dignitaires, c’était l’absence indéfinie des princesla famille impériale, qui étaient à la fois grands dignitaireset souverains étrangers. Il v en avait trois dans ce cas : Louis° n aparte, qui était roi de Hollande et connétable; Eugène de^ e auharnais, qui était vice-roi d’Italie et archichancelier d’Etat,
® n fin Joseph, qui était roi de Naples et grand-électeur. M. de'dleyrund avait insinué à l’Empereur qu’il fallait leur donner
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