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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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sultat, qu’il fallait attendre plusieurs années encore, le réta- Aoûtisor.Glissement de la paix pouvait faire tomber les dépenses publi-ques fort au-dessous de 720 millions, faire monter fort au-dessus les revenus, et offrir d’abondants moyens ou de dégrè-vements, ou de créations utiles. Sans les fautes que nousaurons bientôt à raconter, ces beaux résultats eussent étél’éalisés, et les finances de la France auraient été sauvées avecs a grandeur.

Au bon état des finances se joignait depuis l’année précé- t £ a 'j ) l i 1 t {; e |, edente une facilité toute nouvelle dans le service du Trésor. OnSa souvient que diverses causes, dont l’une était permanente l '“ " lr<<s,lr -et les autres accidentelles, avaient rendu ce service très-dif-ficile, et avaient donné au Trésor l’apparence du riche embar-rassé, qui, soit par défaut d’ordre, soit par difficulté de re-couvrer ses revenus, ne peut pas suffire à ses dépenses cou-rûtes. La cause permanente naissait du régime des obligationse f des bons à vue que les receveurs généraux souscrivaient, etqui, acquittables à leur caisse, mois par mois, étaient le moyenPar lequel le produit des impôts arrivait au Trésor. Les obli-gations, représentant la valeur des contributions directes, n’é-taient souscrites qu’à des échéances assez éloignées, et unquart au moins n’était payable que quatre, cinq ou six moisa près l’année à laquelle elles appartenaient. Les bons à vue,re présentant les contributions indirectes, et souscrits à dese Poques indéterminées, postérieurement au versement réalisél’impôt, ne faisaient parvenir à l’État les produits de cescontributions que cinquante ou soixante jours après leur entréefians les caisses des receveurs généraux. Ces derniers avaientainsi des jouissances de fonds qui constituaient une partie de' eurs émoluments. Mais ce qui entraînait des inconvénients

e aucoup plus graves que des bénéfices excessifs accordés àfi e s comptables, c’était la nécessité où se trouvait le Trésor,

P°ur réaliser ses revenus en temps opportun, de faire escompterCes °bhgations et bons à vue, quelquefois par la Banque, quel-

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