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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVIII.

Août 1807.

Moyenimagine parM. Mollienpour

substituer auxobligationsdes receveursgénérauxle systèmedu versementimmédiat.

souscrivaient, comme nous avons dit, au profit du Trésor deslettres de change, sous le titre d 'obligations ou de bons à vue,échéant mois par mois. Ce fut là le moyen employé pour opé-rer la rentrée des revenus publics. On avait ainsi la certituded’une échéance fixe, et on abandonnait comme émoluments,aux receveurs généraux, les bénéfices d’intérêts qui en résul-taient, car l’impôt rentrait toujours avant l’échéance de cesobligations ou bons à vue. C’était sans doute une grande amé-lioration , eu égard au temps où ce système fut imaginé, caron s’était ainsi assuré des termes fixes pour le versement desimpôts. Il restait en \ 807 un dernier pas à faire, c’était d’obli-ger les comptables à livrer leurs fonds au Trésor au momentmême où ils les recevaient. Mais supprimer tout à coup cesystème de lettres de change, pour lui substituer le systèmeplus naturel d’un versement immédiat, sous la forme d’uncompte courant établi entre le Trésor et les receveurs géné-raux , aurait constitué un changement trop brusque et peut-être dangereux. L’expérience et l’esprit inventif de M. Mollienlui suggérèrent une transition des plus heureuses.

M. Mollien, comme on s’en souvient sans doute, était direc-teur de la caisse d’amortissement, lorsque Napoléon, satisfaitde la manière dont il avait dirigé cette caisse, l’appela en 1806au ministère du Trésor, en remplacement de M. de Marbois,destitué par suite de l’affaire des négociants réunis. M. Mollienétait un discoureur subtil, ingénieux, tout plein des doctrinesdes économistes, très - habile en affaires quoiqu’il les exposâtdans un langage prétentieux, timide, susceptible, se troublant

sidérable, dont j’ai été dédommagé, quelque long qu’il ait pu être, parl’instruction que j’ai recueillie, sur l'origine et la marche de notre administra-tion financière. Je me suis fort éclairé aussi, pour ce qui concerne cetteépoque, dans la lecture des mémoires inédits, et très-importants, de M. lecomte Mollien. Je garantis donc la parfaite exactitude des détails qui ontprécédé et qui vont suivre, quant aux faits en eux-mêmes et quant auxchiffres. Seulement j’ai donné les sommes rondes, et, pour chiffres varia-bles d’un jour à l'autre, les sommes moyennes , qui exprimaient le mieux lavérité durable (les choses.