FONTAINEBLEAU.
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Pour les quatre premiers mois, elle avait été de 14 millions Août 1807.(ce qui supposait 3 millions et demi par mois, c’est-à-dire40 millions par an). Pour les sept mois suivants elle avait étéde près de 9 millions (ce qui ne supposait plus que 1,200 millefrancs par mois, et 14 ou 15 millions par an). Enfin pour lesquatre derniers mois elle avait été de 4 millions 300 millefrancs (ce qui supposait tout au plus 12 millions par an). Cettedépense était réduite en 1807 à 9 ou 10 millions, économieconsidérable, qui ne laissait aux capitalistes que des bénéficeslégitimes, et nullement regrettables, si on considère surtoutle partage qui s’en faisait. Sur ces 9 millions la Banque perce-vait 1,400 mille francs, la caisse d’amortissement 1,500, leMont-de-Piété 1,350, les receveurs généraux et particuliers,pour leurs frais et rétributions, 5 millions. Quel changement,si on se reporte aux années antérieures, où les comptables seménageaient des bénéfices exorbitants sur les sommes qu’ilsretenaient, si on remonte surtout aux temps de l’anciennemonarchie, où les fermiers généraux payaient la cour, les mi-nistres, les employés, et réalisaient encore des fortunes im-menses pendant un bail de quelques années!
La caisse de service, outre ces divers avantages, d’éman-ciper le Trésor, de lui procurer de grandes économies, deramener ses comptables à de meilleures habitudes, avait pourconséquence de faire cesser dans la circulation générale desvaleurs de faux mouvements, qui se résolvaient pour l’Étatet pour le pays lui-même, ou en frais de banque, ou enpertes d’intérêts, ou en déplacements inutiles de numéraire.Lorsque, par exemple, le Trésor n’était pas encore, au moyendu compte courant avec ses comptables, en communicationdirecte et journalière avec eux, et qu’il avait besoin d’argentquelque part, ignorant ce qu’il en était, il faisait escompterà Paris des obligations, et en expédiait la valeur sur les lieux,où souvent se trouvaient déjà dans la caisse du receveur gé-néral des fonds en abondance. De son côté le receveur général;