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LIVRE XXVIIt.
Août 18 ù 7. qui avaient l’habitude de placer leurs fonds dans les valeursdu Trésor. La nouvelle caisse allait dès lors se trouver dansune abondance extraordinaire, ayant 84 millions qui lui ve-naient tout à coup de l’armée, et n’ayant plus que 40 millionsà demander au public, au lieu de 80 qu’elle lui avait em-pruntés en 1807. Elle devait être dispensée à l’avenir d’es-compter les obligations et bons à vue, puisque chaque exercicen’aurait désormais à sa disposition que des valeurs échéantdans l’année même. Napoléon décida en outre que les 124 mil-lions à'obligations et de bons à vue, reportés d’une année surl’autre, seraient enfermés dans un portefeuille, pour n’ensortir que l’année suivante, au moment de leur remplacementpar une égale somme de valeurs nouvelles. 11 devenait facilealors de les supprimer comme inutiles, car leur seule fonctionconsistait à rester en dépôt dans le portefeuille, ou à pro-curer aux comptables par des échéances différées des béné-fices d’intérêts qu’on avait jugé convenable de leur accorder.On pouvait obtenir les mêmes résultats en réglant le compted’intérêt établi entre le Trésor et les receveurs généraux, demanière à indemniser ces derniers. C’est en effet ce qui estarrivé depuis. La caisse de service, instituée d’après lesmêmes principes, s’appelle caisse centrale du Trésor. Lesreceveurs généraux sont en compte courant avec cette caisse.On les débite , c’est-à-dire on les constitue débiteurs de toutce qu’ils ont reçu dans la dizaine. On les crédite, c’est-à-direon les constitue créanciers de tout ce qu’ils ont versé dans lamême dizaine. L’intérêt qui court contre eux, quand ils sontdébiteurs, court pour eux quand ils sont créanciers. On règleensuite le compte d’intérêt tous les trois mois, et, de plus,à la fin de l’année, on leur alloue pour la masse des contri-butions directes, autrefois représentées par les obligations,une bonification d’intérêt, qui les indemnise si les rentréesn’ont pas eu lieu dans les douze mois, qui les récompenses’ils ont su les opérer dans cet intervalle de temps, qui les