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sor 25 millions de frais de négociation au lieu de 1 0. Le rece- 4oiH îarr.veur général de la Meurthe fut, à lui seul, constitué débiteurenvers le Trésor d’une somme de 1,700,000 francs. Une foisce mystère éclairci, il n’y eut plus à hésiter, et il fallut changerle système de comptabilité. La chose était facile, puisqu’onavait le moyen de substituer partout le nouveau mode à l’an-cien. Napoléon, qui donnait toujours force aux bonnes inno-vations , en repoussant les mauvaises, avait depuis son retourconstamment suivi la marche de cette expérience financière,et il autorisa Al. Mo llien à rédiger un décret pour rendre lanouvelle comptabilité obligatoire dans tout l’Empire à partirdu 1 er janvier 1808. Les relations de chaque comptable avecla caisse de service, décrites exactement et rendues obliga-toires, fournirent le dispositif de ce décret. Chaque receveurgénéral ou particulier, chaque payeur, chaque dépositaire enun mot des deniers publics, chargé de les recevoir ou de lesverser, fut astreint désormais à tenir un journal quotidien deses opérations, à l’envoyer tous Jes dix jours au Trésor, qui.en comparant ces divers journaux les uns avec les autres,a été depuis mis en mesure de constater exactement l’entrée,la sortie des valeurs, de ne payer, de n’exiger que les inté-rêts qu’il doit, ou ceux qui lui sont dus. Les dispositions dece décret sont les mêmes qui se pratiquent encore aujour-d’hui, et elles ont fait de la comptabilité française la plussûre, la plus exacte, la plus claire de l’Europe. Elles ont per-mis de clore chaque exercice dix mois après la fin de l’annéeà laquelle il appartient, c’est-à-dire au 1 er novembre suivant.
Grâce à cette réforme, les agents du Trésor, contrôlés les unspar les autres, à l’aide du témoiguage journalier et direct deleurs écritures, inondes en quelque sorte de lumière, ne pou-vaient plus avoir ni le moyen ni la tentation de tromper, etétaient même soustraits au danger de s’endetter envers l’État.Napoléon et M. Mollien, d’accord sur ce point comme sur tousles autres, furent d’avis qu’il ne fallait, chez les camptables