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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVIII.

Canaux.

Août 1807 . Les canaux, moyen alors le seul connu de procurer auxtransports par terre la facilité et le bas prix des transportspar mer, n’avaient cessé d’attirer l’attention de Napoléon. Dixgrands canaux, destinés à unir toutes les parties de l’Empireeritre elles, l'Escaut avec la Meuse, la Meuse avec le Rhin leRhin avec la Saône et le Rhône*, l’Escaut avec la Somme, laSomme avec l’Oise et la Seine 1 2 3 , la Seine avec la Saône et le-Rhône 4 , la Seine avec la Loire, la Loire avec le Cher, la mer aunord de la Bretagne avec la mer au midi, les uns tellement na-turels, tellement anciens qu’ils avaient été projetés, même en-trepris dans les dix-septième et dix-huitième siècles, les autres•entièrement imaginés par Napoléon, tous ou continués oucommencés par lui, étaient en pleine exécution. Le canal dit dvNor'd, qui devait mettre en communication l’Escaut et la Meuse,la Meuse et le Rhin, et affranchir les Pays-Bas de la Hollande,conçu par Napoléon, possible pour lui seul, à cause de la réu-nion à la France des pays traversés par le canal, était défini-tivement résolu et tracé. Les travaux récemment adjugés com-mençaient à s’exécuter. Le percement de Saint-Quentin, dif-ficulté principale du canal qui devait réunir l’Escaut à laSomme, la Somme à la Seine, était terminé, et promettait laprompte ouverture de la navigation de Paris à Anvers. Le ca-nal del’Ourcq, achevé aux quatre cinquièmes, allait apporterà Paris les eaux de la Marne. En attendant, les eaux de laBeuvronne pouvant arriver jusqu’au bassin de la Villette, Na-poléon voulut les introduire tout de suite dans les quartiersSaint-Denis et Saint-Martin. Le canal de Bourgogne, vœu etcréation du dix-huitième siècle, avait été abandonné depuislong-temps. Napoléon avait fait continuer la partie de Dijon iàSaint-Jean-de-Losne. Sur vingt-deux écluses dont se compo-

1 Canal du Nord.

2 Canal Napoléon, depuis canal du Rhône au Rhin.

3 Canal de Saint-Quentin,

4 Canal de Bourgogne.