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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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des bas-reliels antiques en peignant des batailles. Dessinantmai, composant médiocrement, mais excité par le spectacledu temps, et entraîné par une sorte de fougue naturelle, iljetait sur la toile des images, qui vivront probablement parune certaine force d’exécution et un certain éclat de couleurC’est le style qui assure la durée des œuvres de l’esprit, c’estl’exécution qui assure celle des œuvres de l’art, parce qu’elleest, non pas le seul, mais le plus élevé, mais le plus constantdes signes de l’inspiration. Un autre peintre, M . Pr udhon, enimitant Corrége par un goût naturel pour la grâce, se donnaitquelques apparences d’originalité dans un temps où, si l’oitne peignait des Brutus et des Léonidas, il fallait peindre desgrenadiers de la garde impériale. Mais ni M. Gros, ni M. Pru-dhon, auxquels l’âge suivant a rendu plus de justice, n’inspi-raient autant d’enthousiasme que MM. David, Girodet, Gérard.La France croyait presque avoir en eux les égaux des grandsmaîtres d’Italie. Singulière et honorable illusion d’une nationéprise de tous les genres de gloire, aspirant à les possédertous, et applaudissant même la médiocrité, dans l’espérancede faire naître le génie !

Dans les lettres la France était plus loin encore de la vraiesupériorité. Mais, juge exquis en cette matière, elle ne s’abusaitpoint. Une sorte d’inertie peu ordinaire s’était emparée alorsdu génie national. On avait vu au dix-septième siècle laFrancc,parée de tout l’éclat de la jeunesse et de la gloire, exceller auplus haut point dans la représentation tragique des passionsde l’homme, et dans la représentation comique de ses travers,illustrer la chaire, par une éloquence grave, forte, sublime,inconnue au monde, qui ne l’avait jamais entendue, qui nel’entendra plus. On l’avait vue dans le dix-huitième siècle,changeant soudainement de goût, d’esprit, de croyance, aban-donner l’art pour la polémique, attaquer l’autel, le trône, tou-tes les institutions sociales, et produire une littérature nou-velle, acrimonieuse, véhémente, immortelle aussi, quoique

Août 1807.

État

des lettres.