FONTAINEBLEAU.
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on refusait de le leur découvrir, le demander avec une ridi-cule indiscrétion. Et tandis qu’ils cherchaient partout à péné-trer les projets de la nouvelle alliance, sans y avoir réussi,à Constantinople ils les donnaient pour complètement décou-verts, disaient aux Turcs que la France les avait abandonnés,trahis, livrés à la Russie, qu’ils devaient tourner leurs armescontre les Français, continuer les hostilités contre les Russes,et se réconcilier avec les Anglais, qui, ajoutaient-ils, neseraient pas seuls à les soutenir.
La Prusse, accablée par son malheur, s’inquiétant peu desconditions secrètes stipulées à Tilsit, se souciant encore moinsde ce que deviendrait eu Orient l’équilibre de l’Europe déjàdétruit pour elle en Occident, ne songeait qu’à obtenir l’éva-cuation de son territoire, et à faire réduire les contributions«
de guerre qui lui avaient été imposées ; car, dans l’épuisementoù elle se trouvait, toute somme donnée à la France était uneressource de moins pour reconstituer son armée, et réparerun jour .ses revers.
En Russie, le spectacle était tout autre, et on voyait lesouverain , qui avait cherché dans l’alliance française desperspectives de grandeur propres à le dédommager de sesdernières mésaventures, tenter de continuels efforts pouramener la cour, l’aristocratie, le peuple, à ses vues. Maisayant été seul exposé à Tilsit aux séductions de Napoléon, ilne pouvait pas obtenir qu’on passât aussi vite que lui des fu-reurs de la guerre aux enchantements d’une nouvelle alliance.Il s’efforçait donc actuellement de persuader à tout le monde,qu’en se terminant par un rapprochement avec la France, leschoses avaient tourné le mieux possible ; que ses derniersministres en le brouillant avec cette puissance l’avaient engagedans une voie funeste, dont il était sorti avec autant de bon-heur que d’habileté ; qu’il n’avait dans tout cela commis qu’uneerreur, c’était d’avoir cru à la valeur de l’armée prussienneet à la loyauté de l’Angleterre, mais qu’il était bien revenu de
Sept. 1807.
L.i Prusse.
La Russie.
Efforts
de l'empereurAlexandre,pour amenerla nation russeà sa nouvellepolitique.