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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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se rappelant la mobilité de la politique russe sous Paul, com-mençant à croire que celte mobilité serait la même sous sonfils Alexandre, craignaient que l’intimité avec la France neprésageât bientôt la guerre avec l’Angleterre, ce qui les alar-mait pour leurs revenus, toujours menacés quand le commercebritannique n’achetait plus leurs produits. Aussi le généralSavary, arrivé à Saint-Pétersbourg peu de temps après lasignature de la paix, y avait-il trouvé l’accueil le plus froid,excepté auprès de l’empereur Alexandre et de deux ou troisfamilles composant la société intime de ce prince. La catas-trophe de Vincennes, que rappelait le général Savary, n’était,pas faite assurément pour lui ramener des coeurs que la poli-tique éloignait;' mais la vraie cause 1 de l’éloignement généralétait dans le souvenir d’hostilités récentes, de grandes défai-tes, sans aucun événement qui pût consoler l’amour-proprenational. L’empereur, parfaitement instruit de celte situation,cherchait à rendre le séjour de Saint-Pétersbourg suppor-table, agréable même au général Savary, le comblait de pré-venances, l’admettait presque tous les jours auprès de lui,l’invitait fréquemment à sa table, et, dans la crainte des rap-ports qu’il pourrait adresser à Napoléon, rengageait à prendrepatience, lui disant que tout changerait quand les dernièresimpressions seraient ell'acées, et que la France aurait faitquelque chose pour la juste ambition de la Russie. II ne savaitpas jusqu’à quel point le général Savary pouvait être initié ausecret de Tilsit, et travaillait à le deviner, pour avoir le plai-sir, si le général connaissait ce secret, de s’entretenir aveclui de ses plus chères préoccupations. L’envoyé français n’étaitinformé qu’en partie, et avait même l’ordre de paraître encoremoins informé qu’il ne l’était; car Napoléon n’avait pas vouluque le jeune empereur, s’entretenant sans cesse des objets quil’avaient occupé à Tilsit, finît par se confirmer dans ses pro-pres désirs, et par prendre de simples éventualités pour desréalités certaines et prochaines. Le général Savary répondait

.Sept. 1807.

Accueilque reçoit àSaint-Pe'ters-l»ourgle généralSavary.

Attitudedu généralSavaryà la courde Russie.