FONTAINEBLEAU.
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aux ouvertures dont le soin était laissé à M. Wilson, M. de Ro-manzoff les accueillit légèrement, comme paroles sans impor-tance, et congédia M. Wilson lui-même, sans paraître com-prendre ce que celui-ci avait voulu dire. Il l’avait cependantbien compris, ainsi qu’on va bientôt le voir.
M. de Romanzoff, ancien ministre de Catherine, conservantun reflet de la gloire de cette princesse, héritier de sa vasteambition, grand personnage à tous les titres, était devenudans ces circonstances le confident intime d’Alexandre et detous ses rêves. Ministre du commerce, il allait être nomméministre des affaires étrangères; et Alexandre, cherchant unambassadeur qui pût convenir à Paris, n’avait pas voulu l’yenvoyer, bien qu’aucune qualité ne lui manquât pour un telposte, uniquement pour le garder auprès de sa personne. Lejeune souverain et son vieux ministre désiraient avec ardeurles provinces du Danube. La Finlande, acquisition immédia-tement plus souhaitable, car c’était le nécessaire, tandis queles provinces du Danube n’étaient que le superflu, ne les tou-chait pas à beaucoup près autant. La Moldavie, la Yalachiemenaient à Constantinople, et c’était là ce qui les séduisait.Aussi les auraient-ils acceptées n’importe de quelle main, et,dans l’impatience de leurs désirs, ils ne conservaient de leurjugement que ce qu’il en fallait pour apprécier le donateur leplus capable de donner vite et solidement. Napoléon avait àcet égard toute leur préférence. De qui, en effet, pouvait-onà cette époque recevoir quelque chose, et quelque chose deconsidérable, si ce n’était de Napoléon? Prendre du territoiredans une partie quelconque du continent européen, sans sonassentiment, c’était la guerre avec lui, et la guerre avec lui,en quelque nombre qu’on l’eût faite jusqu’ici, n’avait réussi àpersonne. En supposant même qu’on pût former de nouveauune coalition générale, c’était une perspective peu engageanteque des batailles telles qu’Austerlitz, léna, Friedland; et àcette époque, dans l’état de l’armée française, toute rencontre
Sept. 1807.
Rupturedes relationsentre la Russieet
T Angleterre.
Passionsecrèted’Alexandreet de M. deRoinanzotVpour
l'acquisitiondes provincesdu Danube.
Cette passionles décidedéfinitivementen faveurde la politiquefrançaise.