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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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quiétudes que les hautes classes ont conçues pour leurs reve- Se pt- 1807nus. Aidez-moi surtout à vous conquérir la nation tout entière,en faisant quelque chose pour la juste ambition de la Russie.

Ces misérables Turcs, qui égorgent aujourd’hui vos partisans,qui font voler les têtes de quiconque est réputé ami des Fran-çais ( c’est ce qui avait lieu dans le moment à Constantinople,grâce aux suggestions de l’Autriche et de l’Angleterre), cesmisérables Turcs ne me valent pas, et il me semble que, misdans la balance avec moi, vous ne devez pas trouver qu’ilspèsent d’un poids égal. Votre maître, sans doute, vous a parléde ce qui s'est passé à Tilsit.... — Ici l’empereur se montracurieux et inquiet. Il était impatient de s’ouvrir avec le généralSavary sur le sujet qui l’intéressait le plus, et en même tempsil craignait de commettre une indiscrétion en s’épanchant avecquelqu’un qui n’aurait pas connu le secret des choses. Il avaitcependant un nouveau motif de s’expliquer avec le représen-tant de Napoléon. Un armistice venait d’être signé entre lesTurcs et les Russes par suite de la médiation française, armis-tice qui stipulait la restitution des vaisseaux pris aux Turcspar l’amiral Siniavin, l’interdiction de toute hostilité avant leprintemps, et enfin l’évacuation des bords du Danube. Au fondil n'y avait que cette dernière condition qui touchât l’empe-reur Alexandre, mais il n’en voulait pas convenir, et il seplaignait d’une manière générale de l’armistice qu’il imputaità l’intervention peu amicale du ministre de France. — Je nepensais pas, dit-il au général Savary, aux provinces du Da-nube; c’est votre Empereur qui, en recevant la nouvelle de lachute de Selim, s’est écrié à Tilsit : On ne peut rien faire avecces barbares ! la Providence me dégage envers eux; arrangeons-nous à leurs dépens !.... Je suis entré dans cette voie, pour-suivit l’empereur Alexandre, et M. de Romanzoff avec moi.

La nation nous y a suivis, et ce n’est pas trop d’un notableavantage de ce côté pour la rendre favorable à la France. LaFinlande, où vous me pressez de marcher, est un désert,