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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVUI.

Octob. 1807. pendance s’il y tenait encore, tels étaient les honteux projetsqui de temps en temps calmaient les terreurs du régent dePortugal et de sa famille. Cependant cette indigne faiblessen’était combattue chez ce prince que par une autre faiblesse,c’est-à-dire par la peine de prendre un grand parti, de seséparer des lieux où il avait passé sa molle vie, d’armer uneflotte, de s’y transporter avec ses domestiques, ses courti-sans , ses richesses, de s’en aller enfin à travers les mers bra-ver une nouveauté pour en fuir une autre. Entre ces deux fai-blesses, la cour de Portugal hésitait, mais prête à s’embar-quer si le bruit des pas d’une armée française venait frapperses oreilles. Il fut donc officiellement répondu à M. de Raynevatqu’on romprait avec la Grande-Bretagne, bien que le Portugalpût difficilement se passer d’elle, qu’on irait même jusqu’à luidéclarer la guerre, mais qu’il répugnait à l’honnêteté duprince régent de faire arrêter les négociants anglais et saisirleurs propriétés.

Napoléon était trop perspicace pour se payer de semblablesdéfaites. Il voyait très-clairement que la réponse avait étéconcertée à Londres 1 , que l’exclusion des Anglais ne seraitqu’illusoire, et qu’ainsi son but principal ne serait pas atteint.Il savait d’ailleurs que la famille de Bragance nourrissait leprojet de se retirer au Brésil; et il n’en était point fâché, carmalheureusement depuis le désastre de Copenhague ses idées

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dU décidc Sal ava * ent P r ' s un au tre cours. Il voulait, non pas achever en oc-àsbPmplrîr cu P ant I e Portugal la clôture des rivages du continent, maisce royaume, s’approprier le Portugal lui-même pour en disposer à son gré.

1 Ce n'est point ici une assertion inventée pour justifier Napoléon de saconduite envers le Portugal, mais une vérité authentique, officiellementprouvée. En effet, quelque temps après, lorsque la cour de Lisbonne réfu-giée au Brésil n’avait plus à craindre les armées françaises, M. Canningavoua à la tribune du parlement que toutes les réponses du Portugal à Na-poléon avaient été concertées avec le ministère britannique. Des dépêchespubliées depuis fournirent cette prenve avec encore plus de détail etd'évidence.