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LIVRE XXVIII.
octob. 1807. à lui enlever le plus de matériel naval et de valeurs commer-ciales qu’il pourrait. Si elle restait, au contraire, en se sou-mettant à ses exigences, la capture de la flotte portugaise, lebutin enlevé aux Anglais, le dédommageraient de ne pouvoirdétruire la maison de Bragance, car il devenait impossible desévir contre une cour soumise et désarmée.
Mais restait à disposer du Portugal, au cas où la maison dePremières Bragance s’en irait en Amérique. S’en emparer pour la Francepensees n ,£ ta j t p ag ac j m j ss jb| e ; m éme pour un conquérant qui avaità i>'gard déjà constitué des départements français sur le Pô, qui devait'esJla^iioTé'* en constituer bientôt sur le Tibre et sur l’Elbe. Le donner àun des princes de la maison Bonaparte, qui attendait encoreune couronne, semblait plus raisonnable; mais c’était adopterpour la Péninsule un arrangement qui aurait un caractère dé-finitif, et Napoléon de ce côté voulait tout laisser dans undoute qui n’interdît aucune combinaison ultérieure. Depuisquelque temps une pensée fatale commençait à dominer sonesprit. Ayant déjà chassé de leur trône les Bourbons de Na-ples , il se disait souvent qu’il faudrait un jour agir de mêmeavec les Bourbons d’Espagne, qui n’étaient pas assez entre-prenants pour l’assaillir ouvertement, comme avaient fait ceuxde Naples, mais qui au fond lui étaient aussi hostiles ; quiavaient essayé de le trahir la veille d’Iéna; qui ne manque-raient pas d’en saisir encore la première occasion ; qui fini-raient peut-être par en trouver une mortelle pour lui, et qui,lorsqu’ils ne le trahissaient pas d’intention, le trahissaient defait, en laissant périr dans leurs mains la puissance espagnole,puissance aussi nécessaire à la France qu’à l’Espagne elle-même, et aussi complètement anéantie en 1807 que si ellenavait jamais existé. Quand Napoléon songeait au dangerd’avoir des Bourbons sur ses derrières, danger peu alarmantpour lui-même, mais très-inquiétant pour ses successeurs quin’auraient pas son génie, et qui rencontreraient peut-êtredans les successeurs de Charles IV des qualités qu’ils n’au-