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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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corrompus régnaient sur des peuples à demi sauvages, où °ctob. t® 07 -l’on devait trouver décuplées les difficultés que Joseph ren-contrait dans les Calabres. Napoléon avait donc parfaitementdiscerné l’opinion du prince Cambacérès, et, craignant l’im-probation d’un homme sage, lui qui ne craignait pas le monde,il lui témoignait la même amitié, mais plus la même confiance

On venait de voir paraître à Fontainebleau un autre per- interventionsonnage, celui-là obscur, rarement admis à l’honneur de M- Yzquîercto,

° ’ 1 envoyé secret

figurer en présence de Napoléon, mais aussi rusé, aussi habile p"“qu’aucun agent secret puisse l’être : c’était M. Yzquierdo, ^“dationsl’homme de confiance du prince de la Paix, et envoyé à Paris, Portugal 811comme nous l’avons dit plus haut, pour traiter sérieusementles affaires que MM. de Masserano et de Frias ne traitaient quepour la forme. Il était non-seulement chargé des intérêts del’Espagne, mais aussi des intérêts personnels du prince de laPaix, auquel il était fort attaché, en ayant été distingué etapprécié jusqu’à recevoir de lui les plus importantes missions.

Il faisait le mieux qu’il pouvait les affaires de son pays, etcelles d’Emmanuel Godoy ; car, bien que dévoué à ce dernier,il était bon Espagnol. Doué d’une sagacité rare, il avait pres-senti que le moment critique approchait pour l’Espagne ; card’une part Napoléon se dégoûtait chaque jour davantage d’unealliée incapable et perfide, et d’autre part, ayant successive-ment touché à toutes les questions européennes, il était natu-rellement conduit à celle de la Péninsule, et amené aux affairesdu midi, par la conclusion, du moins apparente, de celles dunord. Aussi cet agent subtil et insinuant employait-il tous sesefforts pour être informé de ce qui se passait dans les con-seils de l’Empereur. Il avait trouvé un moyen d’y pénétrerpar le grand maréchal du palais, Duroc, lequel avait épouséune dame espagnole, fille de M. d’Hervas, autrefois chargé

1 Je rapporte ici l'assertion du prince Cambace’rès lui-même, confirme'epar le dire de te'moins oculaires, les uns anciens ministres de Napole'on, lesantres membres de sa cour, et par de nombreuses correspondances.