FONTAINEBLEAU.
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se former contre lui, tant à la cour qu’au sein de la nation,un orage redoutable, voulait, s’il était précipité du faite desgrandeurs, ne pas tomber dans le néant, mais dans une prin-cipauté indépendante et solidement garantie. La reine sou-haitait avec ardeur pour son favori ce beau refuge. Le bonCharles IV le croyait dû aux grands services de l’homme qui,disait-il, l’aidait depuis vingt ans à porter le poids de la cou-ronne. En conséquence M. Yzquierdo avait reçu de ses sou-verains, autant que du prince de la Paix lui-même, la recom-mandation expresse de poursuivre ce résultat, dans le castoutefois où le Portugal ne serait pas intégralement donné àl’Espagne. Il y avait une autre ambition à satisfaire encore encas de partage du Portugal, c’était celle de la reine d’Etrurie,fille chérie du roi et de la reine d’Espagne, veuve du princede Parme, mère d’un roi de cinq ans, et régente du royaumed’Étrurie, institué il y avait quelques années par le PremierConsul. On se doutait bien que Napoléon ne laisserait pas plusà l’Espagne qu’à l’Autriche des possessions en Italie, et, danscette prévision, l’on demandait pour la reine d’Etrurie unepartie du Portugal. Le Portugal, divisé alors en deux princi-pautés vassales de la couronne d’Espagne, serait devenu enréalité une province espagnole. De plus la cour de Madrid,dans sa fainéantise, dans son abaissement, nourrissait undésir ambitieux, c’était d’acquérir un litre qui couvrît sesmisères présentes, et elle souhaitait que Charles IV s’appelâtroi ues Espagnes et empereur des Amériques. Chacun ainsidans cette cour avilie eût été satisfait. Le favori aurait eu uneprincipauté pour y abriter ses turpitudes; la reine aurait eule plaisir de pourvoir son favori et avec lui sa fille préférée;le roi enfin aurait en passant recueilli un litre pour l’amuse-ment de son imbécile vanité.
Telles étaient les idées que M. Yzquierdo avait mission defaire agréer à Fontainebleau. De tous les projets possibles, ledernier était celui qui s’éloignait le moins des vues de Napo-
Octob. 1807.
Désirdu princede la Paixd’obtenir pourlui-même,et à titrede principautésouveraine,une portion 1du Portugal.
Intérêtsde la reined’Étruricdans le partageà fairedu Portugal.