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[Vol. 4.]
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UVRE XXVllI.

»

Octob. 1807. qu’à la mort du roi la monarchie ne pouvait tomber sans périlentre des mains aussi malfaisantes qu’inhabiles.

Le prince dé la Paix étendait ses intrigues fort au delà dela cour d’Espagne. Quoiquil détestât la France, pour les con-seils importuns et sévères qu’il en recevait, il savait quetoute force était en elle, et que les projets auxquels il atta-chait son salut seraient chimériques s’ils n’avaient l’appui deNapoléon. Il cherchait donc à se l’assurer par mille bassesses,surtout depuis la fameuse proclamation, dont le souvenir trou-blait son sommeil. Ayant appris que Napoléon, qui aimait àmonter des chevaux espagnols, venait de perdre à la guerrel’un de ceux que le roi d’Espagne lui avait donnés, il lui enavait offert quatre, choisis parmi les plus beaux du royaume.Se faisant de la cour impériale une idée fausse, empruntée àla cour de Madrid, il s’était imaginé que les influences secon-daires valaient la peine d’y être conquises, que Murat était lepremier homme de l’armée, qu’il jouissait de beaucoup d’as-cendant sur Napoléon, et il avait songé à l’acquérir. 11 avaitpar ce motif entamé avec lui une correspondance secrète 1 ,appuyée par des présents, et notamment par l’envoi de che-

1 II existe au Louvre des échantillons de cette correspondance, dont Na-poléon s’était procuré la communication, soit par Murat lni-même, soit parson active surveillance. Ces échantillons donnent une singulière idée de labassesse du prince de la Paix. Nous citçns, pour faire mieux connaître cepersonnage, son caractère et ses vues, la lettre suivante, reproduite avectoutes les fautes de langage quelle contient. On jugera mieux ainsi du genred’éducation que recevaient à cette époque les personnages composant la courd’Espagne.

« A Son Altesse Impériale et Royale le grand-duc de Berg.

»I-a lettre de V. A. I., datée le 7 décembre, àVenise, est pour moi la preuvela plus haute du caractère éminent qui constitue le cœur d’un grand princecomme V. A. I. Je n’ai jamais douté des vertus qui la caractérisent, et jamaismon âme sentit la basse idée de la méfiance. Oui, prince, j’ai juré à V. A.fidélité dans l’amitié dont elle m’honore, et ma correspondance durera autantque mon existence.

» J’avais le plus grand regret à garder avec V. A. I. un secret auquel jem’ai vu forcé par la parole de mon souverain, signée dans un traité avec