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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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vaux superbes. L’imprudent Murat de son côté, croyant utilede nouer des relations partout où des couronnes pouvaientvenir à vaquer, avait mis de l’empressement à se ménagerdans la Péninsule un aussi puissant ami que le prince de laPaix. La couronne de Portugal, qui paraissait devoir êtrebientôt vacante, n’était pas étrangère à ce calcul.

Les menées du prince de la Paix pour changer l’ordre desuccessibilité au trône, si secrètes qu’elles fussent, n’avaientpas laissé que de transpirer à Madrid, et, jointes à une accu-mulation de titres sans exemple, elles avaient donné l’éveilaux esprits. Le prince des Asturies, aussi exaspéré qu’alarmé,s’était ouvert de sa situation à quelques amis, sur lesquels ilcroyait pouvoir' compter. Les principaux étaient son anciengouverneur, le duc de San-Carlos, grand-maître de la maisondu roi, fort honnête personnage, n’ayant d’autre mérite quecelui d’homme de cour; le duc de l’Infantado, l’un des plusgrands seigneurs de l’Espagne, militaire n’exerçant pas son

S. M. T. et R. Ma reconnaissance à V. A. I. me l'aurait fait déceler si l'Emperenr ne l'aurait pas exigé. Mais puisque je dois croire que V. A. I. en estinformée maintenant, je ne pois que lui dévoiler mes sentiments. C’est à pré-sent que je commence à jouir de la tranquillité que me présente un traité quime met sous la protection de l’Empereur. Rien ne me saurait être nécessairedu vivant de mon roi, puisque Sa Majesté m'honore de sa plus singulièreestime; mais si malheureusement elle venait à décéder, ce serait alors quemes ennemis tâcheraient de flétrir mes services et de détruire ma réputa-tion. Je n'ai au monde d’autre ami que dans V. A. I., et quoique je sois persuadé que son pouvoir m’aurait sauvé de l’aflliction, je considérais toutefoisque ses efforts n’auraient été assez puissants pour éviter le premier coup del’infamie. Que V. A. 1. voie donc si ce qui a été convenu dans le traité medoit être d'un prix inestimable! C’est pour ça que j'ose prendre la libertéd’exprimer à S. M. I. et R. ma reconnaissance dans la lettre ci-jointe. Je meserais empressé de m’acquitter auparavant de ce respectable devoir, si l’ex-pression du traité lui-même ne s’y aurait pas opposé.

» J’attends avec la plus grande impatience les explications que V. A. 1.veut bien m’offrir aussitôt après son arrivée à Paris, et puisque S. M. I. etR. a démontré qu’il verrait avec plaisir que le roi, mon maître, distingueavec la Toison-d’Or le maréchal Duroc, j’ai l’honneur de l’accompagner àcette lettre, et en même temps V, A. I. en trouvera une autre ci-jointe pour

Octob.