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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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un bon conseil. De ce qu’il était plus lettré que les autres, de Octob. i807.ce qu’il entendait Virgile et Cicéron, et connaissait les auteurs

1 ° Projet conçu

français, degré de science peu ordinaire à la cour d’Espagne,on croyait que, dans ce labyrinthe d’intrigues affreuses, il c u™Ôq.!t? tdirigerait mieux le prince opprimé. Le chanoine étant arrivé ,1? ÇïSpô C i*ï.de Tolède, on convint que, dans le grave péril qui le mena-çait, le prince n’avait qu’une ressource, c’était de se jeter auxpieds de Napoléon, d’invoquer sa protection, et, pour sel’assurer d’une manière plus complète, de lui demander àépouser une princesse de la famille Bonaparte. Le chanoineEscoïquiz voyait dans une pareille alliance deux avantages : lepremier, de se ménager un protecteur tout-puissant; le se-cond, d’atteindre le but que Napoléon devait avoir en vue,celui de rattacher l’Espagne à sa dynastie par des liens étroitset solides. Ce conseil fut écouté, bien qu’il ne fût pas du goûtde Ferdinand. Le jeune prince, en effet, nourrissait au fonddu cœur les moins bonnes des passions espagnoles, et spécia-lement une haine farouche contre les nations étrangères, sur-tout contre la Révolution française et son illustre chef. Cespassions qui lui étaient naturelles avaient été encore fomen-tées par la princesse de Naples, son épouse. Cependant, pleinde confiance dans les lumières du chanoine Escoïquiz, il adoptason avis et résolut de s’y conformer. Le chanoine avait voyagé,visité la France, et il avait pour celle-ci, pour Napoléon, lessentiments que devait éprouver un Espagnol éclairé. Il diri-geait donc tant qu’il pouvait les regards de Ferdinand vers laFrance et vers Napoléon.

Mais si le prince de la Paix avait le moyen d’établir desrelations de tout genre avec la cour de France, le prince desAsturies, au contraire, ordinairement relégué à l’Escurial,entouré d’une surveillance continuelle, n’avait aucun moyeude faire parvenir jusqu’à Napoléon ses pensées et ses désirs.

Lui et les siens imaginèrent de s’adresser à l’ambassadeur deFrance, M. de Beauharnais.