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[Vol. 4.]
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LIVRE XXVIII.

Octob, 1807. suré sur ce point, il différa encore de l’écouter, jusqu’à cequ’il eût été autorisé par sa cour à s’engager dans de pareillesrelations II écrivit alors à Paris une dépêche mystérieuse,pour dire qu’un fils innocent, cruellement traité par son pèreet sa mère, invoquait l’appui de Napoléon, et demandait à de-venir son protégé reconnaissant et dévoué. Napoléon, impa-tienté de ce ridicule mystère, fit enjoindre à M. de Beauhar-nais de se rendre plus intelligible et plus clair. Celui-ci obéiten racontant tout ce qui s’était passé, et en fit le récit détaillédans une correspondance secrète, qui révélait également samaladresse et sa sincérité, et qui ne devait pas être, qui n’apas été déposée aux affaires étrangères. On lui répondit qu’ilfallait tout écouter, ne rien promettre qu’un intérêt bienveil-lant pour les infortunes du prince, et, quant à la demandede mariage, déclarer que l’ouverture était trop vague pourêtre prise en considération, et suivie d’un consentement oud’un refus.

Commencées en juillet 1807, ces relations continuèrent enaoût et septembre, avec la même crainte de se compromettre

Tous les moyens que vous jugerez convenable d'employer pour me faire con-naître, soit les hommes avec qui vous êtes dans le cas de traiter, soit l’étatdes affaires que vous avez à conduire, me paraîtront tous fort bons lorsqu’ilstendront à me donner plus de lumières et d’une manière plus sûre. Vousn’avez rien à redouter de l’emploi que je pourrai faire de vos lettres. Lacommunication aux bureaux, quand elle aura lieu, sera toujours sans dan-ger : ils méritent toute confiance, et depuis plusieurs années ils sont gar-diens des plus grands intérêts du gouvernement et dépositaires de ses secretsles plus importants. C’est d’ailleurs un des premiers devoirs de tout ministreà une cour étrangère de faire connaître à son gouvernement, sans restriction,sans réserve, tout ce qu’il voit, tout ce qu’il entend, tout ce qui parvient àsa connaissance. Placé pour voir et pour entendre, pourvu de tous les moyensd’être instruit, ce qu’il apprend n’est pas chose qui lui appartienne : elle estla propriété de celui dont il est le mandataire. Vous connaissez ce devoirmieux que personne, et c’est sans doute pour le remplir dans toute son éten-due que vous désirez multiplier ces moyens de communication avec moi :je suis loin de m’y opposer.

» Votre lettre confidentielle renferme des choses très-importanteB, et tel-lement importantes qu’on peut regretter que vous ne les ayez pas présentées