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[Vol. 4.]
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FONTAINEBLEAU.

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tère. Mais pendant ces menées du prince et de ses amis, des Oclob ' 1807espions apostés autour d’eux avaient observé des allées et ve-nues inaccoutumées. Ils avaient vu Ferdinand lui-méme écrireplus souvent qu’il ne le faisait d’ordinaire, et ils l’avaient en-tendu, dans son exaspération contre sa mère et le favori, tenirdes propos d’une singulière amertume. L’entrée des troupesfrançaises en Espagne, sujet d’une infinité de conjectures,avait été aussi l’occasion de discours fort irréfléchis de la partdu prince et de ses amis. Ceux-ci se regardant déjà commecertains de la protection de la France et s’en vantant volon-tiers, bien qu’ils eussent long-temps fait un crime à Emma-nuel Godoy de la rechercher, et de la payer d’une aveuglesoumission, se plaisaient à insinuer, quelquefois même à diretout haut, que ce n’était pas en vain que les armées françaisespassaient les Pyrénées, et que le méprisable gouvernementqui opprimait l’Espagne ne tarderait pas à s’en apercevoir ; cequi était malheureusement plus vrai qu’ils ne le croyaient eux-mêmes, et qu’ils n’eurent bientôt à le désirer.

Parmi les personnes chargées d’observer Ferdinand, l’une

affaire jusqu’à sa conclusion, et je ratifie tout ce qu’elle dira ou fera sur cepoint en mon nom, comme si je l'eusse dit ou fait moi-même, ce que vousaurez la bonté de faire parvenir à S. M. I. avec les plus sincères expressionsde ma reconnaissance.

«Vous aurez aussi la bonté de lui dire que si par hasard il arrivait queS. M. I .jugeât, en quelque temps que ce fût, qu’il était utile que j’en-voyasse à sa cour avec le secret convenable quelque personne de con-fiance pour lui donner sur ma situation des renseignements plus amplesque ceux qu'on peut donner par écrit, ou pour tout autre objet que sasagesse jugeât nécessaire , S. M. I. n’a qu’à vous le mander pour être aumoment obéie, comme elle le sera en tout ce qui dépendra de moi.

«Je vous renouvelle, monsienr, les assurances de mon estime et de magratitude, je vous prie de conserver cette lettre comme un témoignage de laperpétuité de ces sentiments, et je prie Dieu qu’il vous ait en sa saintegarde.

i «Ecrit et signé de ma propre main et scellé de mon sceau.

«Ferdinand.

»A l’Escurial, le il octobre 1807. s