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sommation des faits atroces quand les 'victimes sont inno- oetob. îeo?centes; aussi sa toute-puissance m’a-t-elle préservé de la plusaffreuse catastrophe. Tous mes sujets connaissent parfaite-ment mes sentiments religieux et la régularité de mes mœurs,tous me chérissent, et je reçois de tous les preuves de véné-ration dues à un père qui aime ses enfants. Je vivais persuadéde cette vérité, quand une main inconnue est venue m’ap-prendre et me dévoiler le plan le plus monstrueux et le plusinouï qui se tramait contre ma personne dans mon proprepalais. Ma vie, tant de fois menacée, était devenue à chargeà mon successeur, qui, préoccupé, aveuglé, et abjurant tousles principes de foi chrétienne que lui enseignèrent mes soinset mon amour paternels, était entré dans un complot pom-me détrôner. J’ai voulu alors rechercher par moi-même lavérité du fait, et, surprenant mon fils dans son propre ap-partement, j’ai trouvé en sa possession le chiffre qui servait àses intelligences avec les scélérats et les instructions qu’il enrecevait. Je convoquai, pour examiner ces papiers, le gou-verneur par intérim du conseil, pour que, de concert avecd’autres ministres, ils se livrassent activement à toutes lesrecherches nécessaires. Tout a été fait, et il en est résulté ladécouverte de plusieurs coupables : j’ai décrété leur arresta-tion ainsi que la mise aux arrêts de mon fils dans sa demeure.
Cette peine manquait à toutes celles qui m’affligent; mais,comme elle est la plus douloureuse, c’est aussi celle qu’il im-porte le plus de faire expier à son auteur, et, en attendantque j’ordonne de publier le résultat des poursuites commen-cées , je ne veux pas négliger de manifester à mes sujets monaffliction, que les preuves de leur loyauté parviendront à di-minuer. Vous tiendrez cela pour entendu, afin que la connais-sance s’en répande dans la forme convenable.
»Saint-I.aurent (de l’Escurial), le 30 octobre 4807.
» Au gouverneur par intérim du conseil. »
Dans cette cour, où l’on n’osait rien faire sans en référer