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LIVRK XXVIII.
Nov. 1807. «S novembre 1807.
» Sire et mon père ,
»,Te me suis rendu coupable. En manquant à V. M., j’ai» manqué à mon père et à mon roi. Mais je m’en repens, et je» promets à V. M. la plus humble obéissance. Je ne devais rien» faire sans le consentement de V. M. ; mais j’ai été surpris.» J’ai dénoncé les coupables, et je prie V. M. de me pardon-» ner, et de permettre de baiser vos pieds à votre fils recon-» naissant. »
« Madame et ma mère ,
» Je me repens bien de la grande faute que j’ai commise» contre le roi, et contre vous, mes père et mère. Aussi je vous» en demande pardon avec la plus grande soumission, ainsi» que de mon opiniâtreté à vous nier la vérité l’autre soir.» C’est pourquoi je supplie Y. M. du plus profond de mon cœur» de daigner interposer sa médiation auprès de mon père, afin» qu’il veuille bien permettre d’aller baiser les pieds de S. M.» à son fils reconnaissant. »
Après que ces lettres eurent été signées, un nouvel actepublic de Charles IV prononça le pardon du prince accusé, enréservant toutefois la continuation des poursuites commencéescontre ses complices, et en défendant de laisser circuler lepremier acte dans lequel il avait été dénoncé à la nation es-pagnole. Mais il n’était plus temps de revenir sur un si grandscandale. Les déplorables scènes de l’Escurial étaient insépa-rables les unes des autres, et aucune ne pouvait demeurercachée. Les premières déshonoraient le roi, la reine, le fa-vori ; la dernière déshonorait le prince des Asturies.
Cependant l’effet sur l’opinion publique ne fut pas tel qu’onl’aurait supposé. Bien que tous les acteurs de ces scènes eus-sent mérité une réprobation à peu près égale, le père poursa faiblesse, la mère et le favori pour leurs criminelles pas-sions , le fils pour le lâche abandon de ses amis, néanmoins